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[VIDÉO] Quelles différences entre le carême catholique et le carême orthodoxe ?

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Anna Ashkova - Anthony Cormy - publié le 26/02/26
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Les orthodoxes ont entamé le carême ce 23 février. Comme chez les catholiques, ce temps prépare à Pâques, mais il se vit avec quelques différences. Décryptage.

Moins d’une semaine après les catholiques, les orthodoxes sont à leur tour entrés en carême ce lundi 23 février. Si, comme dans l’Église catholique, cette période permet de se préparer à la fête de Pâques, il existe toutefois des différences dans la manière de vivre le carême dans l’Église orthodoxe. À commencer par le fait que dans l’Église orthodoxe, on parle du "Grand Carême" pour le distinguer des trois autres temps de jeûne qui rythment l’année : le carême avant la fête de la Nativité du Christ, le carême avant la fête de l’apôtre Pierre et le carême avant la fête de la Dormition (Assomption chez les catholiques).

Le jeûne, la prière et la pénitence

La première semaine du carême, qui commence toujours un lundi, marque l’entrée dans un effort spirituel intense. Pour inaugurer ce temps de recueillement profond, l’Église orthodoxe invite les fidèles à participer aux offices du soir, du lundi au jeudi, avec la célébration des grandes complies et la lecture du Grand Canon de saint André de Crète, axé sur la pénitence.

Le carême orthodoxe, comme celui des catholiques, repose sur trois piliers : le jeûne, la prière et la pénitence. Mais la manière de les incarner est différente. 

Pour le jeûne, seule la nourriture d’origine végétale est autorisée. Viande, lait, œufs, fromage ou beurre sont exclus — sauf pour les enfants, les personnes âgées ou les personnes malades. Comme dans l’Église catholique, cette discipline permet d’alléger le corps afin de mieux se concentrer sur la vie spirituelle et la repentance, ce qui explique que les fidèles soient encouragés à se confesser régulièrement pendant le Grand Carême.

La prière est également un élément central de cette période. Chaque jour, les orthodoxes récitent notamment la prière de saint Éphrem le Syrien pour demander à Dieu d’être libéré de l’oisiveté, du découragement et de l’orgueil, et pour acquérir davantage d’humilité, de patience et d’amour.

Autre particularité : la liturgie habituelle n’est pas célébrée du lundi au vendredi. Cependant, les fidèles menant une vie spirituelle plus intense peuvent assister, le mercredi et le vendredi soir, à la liturgie des Saints Dons présanctifiés, attribuée à saint Grégoire le Grand, ancien pape de Rome.

Ainsi même si le carême orthodoxe diffère un peu du carême catholique, sa finalité reste la même : c’est un temps de repentance et de transformation intérieure tournée vers la joie de la Résurrection.

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