Bien que le carême, avec son accent sur la pénitence et la conversion, ne soit généralement pas associé à la joie, le pape Léon XIV a inauguré cette période le 18 février en lui donnant une tournure positive surprenante – même pour ceux qui ne sont pas catholiques.
Il a commencé son homélie à la basilique Sainte-Sabine en reconnaissant la "grâce d'être Église" et en soulignant que "le carême demeure un temps puissant pour la communauté". "Nous savons combien il est de plus en plus difficile de rassembler les gens et de se sentir comme un peuple, non pas de manière nationaliste et agressive, mais dans une communion où chacun trouve sa place."
La grâce d’être Église
"C’est même ici que prend forme un peuple qui reconnaît ses propres péchés, à savoir que le mal ne vient pas de prétendus ennemis, mais qu’il a atteint les cœurs, qu’il est présent dans la vie de chacun et qu’il doit être affronté en assumant courageusement ses responsabilités", a souligné le Pape. Bien que cela soit incontestablement à contre-courant, il s'agit également d'une "véritable alternative, honnête et attirante".
"Certes, le péché est personnel, mais il prend forme dans les milieux réels et virtuels que nous fréquentons, dans les attitudes avec lesquelles nous nous conditionnons mutuellement, souvent au sein de véritables “structures de péché” d’ordre économique, culturel, politique et même religieux. Opposer le Dieu vivant à l’idolâtrie – nous enseigne l’Écriture – c’est oser la liberté et la retrouver à travers un exode, un cheminement. Ne plus être paralysés, rigides, sûrs de nos positions, mais rassemblés pour bouger et changer. Comme il est rare de trouver des adultes qui se repentent, des personnes, des entreprises et des institutions qui admettent avoir commis des erreurs !"
L'invitation du mercredi des Cendres
Cette "possibilité de repentir" est au cœur du carême. "Et ce n’est pas un hasard si de nombreux jeunes, même dans des contextes sécularisés, ressentent plus que par le passé l’appel de ce jour, le mercredi des Cendres. Ce sont eux, en effet, les jeunes, qui saisissent distinctement qu’un mode de vie plus juste est possible et qu’il existe des responsabilités quant à ce qui ne va pas dans l’Église et dans le monde."
En ce sens, le carême est un temps de mission, quelque chose à offrir aux nombreuses personnes "inquiètes et de bonne volonté qui cherchent les voies d’un authentique renouveau de la vie, à l’horizon du Royaume de Dieu et de sa justice".








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