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Azélie Gauthier : « L’art sacré est une forme de prière »

Azélie Gauthier : “L’art sacré est une forme de prière”

À 26 ans, Azélie Gauthier est une artiste prometteuse. Repérée pour avoir illustré le livre d’Henri d’Anselme, "Sur le chemin des cathédrales", elle considère aujourd’hui son travail en art sacré comme une mission au service de l’Église et de Dieu. Rencontre. 

4 min de lecture

Source: Azélie Gauthier

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Elle travaille beaucoup, Azélie. Vissée à sa table de dessin ou debout devant son chevalet installé près d’une fenêtre, elle laisse courir son crayon pour mettre en valeur le patrimoine ou créer des œuvres religieuses. Au-dessus du bureau, elle a accroché quelques-unes de ses productions, ainsi que des gravures anciennes. On y retrouve son "style très précis qui lui demande beaucoup de temps". Le portrait d’Éric Tabarly et de son bateau côtoie de manière amusante le tableau d’un ange gardien qui porte un bébé ainsi qu’un Sacré-Cœur rayonnant. Avec, comme trait d’union, le même médium très original : un stylo Bic à l’encre bleue profond inimitable.

Comment est-elle venue à l’art sacré ? Née dans une famille d’artistes – ses deux parents sont graphistes –, Azélie couvre ses cahiers de dessins puis offre des images pieuses à des amis en témoignage de sa prière. Après le bac, elle fait des études d’histoire de l’art à l’École du Louvre et vise le concours des conservateurs. Mais c’est sans compter sur un élan créatif irrépressible, qui l’amène à illustrer France catholique, puis le livre d’Henri d’Anselme, avant de créer, en partenariat avec lui, un plateau sur la cathédrale de Chartres pour les éditions Ours Blanc. 

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Azélie Gauthier : « L’art sacré est une forme de prière »

Elle prend alors un temps pour discerner : "Je me suis rendu compte que l’élan créatif que je ressens en ce moment est comme un appel. Est-ce que ce sera pour un temps ou pour toute ma vie, je ne le sais pas encore." Toujours est-il que les commandes arrivent et que "les choses se débloquent de manière assez naturelle." La jeune femme décide de se former dans d’autres techniques. "J’ai fait un chantier de peinture en décor en participant à la restauration d’une chapelle XIXe dans un château et j’ai beaucoup aimé." Elle travaille aussi avec son frère à la création d’un vitrail sur le thème de l’Annonciation pour la prochaine biennale d’Art sacré des ateliers d’art sacré de Saint-Roch.

L’art sacré doit élever l’âme vers Dieu

Un passage à la commission d’art sacré du diocèse de l’Ain la rejoint profondément. "C’est un art qui est au service de Dieu. Il regroupe aussi bien l’aménagement liturgique que celui d’un simple coin prière, mais toujours, il doit chercher à élever l’âme vers Dieu." Azélie se découvre artiste chrétienne. Elle veut « donner un art vivant, tiré de son propre fond, et parler le langage du cœur (…), chercher les correspondances entre les signes plastiques et les modalités de sa propre sensibilité religieuse», comme l’écrit Maurice Denis, qu’elle cite sur son site internet. 

Azélie Gauthier : « L’art sacré est une forme de prière »

Que ce soit dans l’illustration ou dans une autre forme d’art, elle découvre que l’art sacré est un moyen d’évangéliser. Tout particulièrement quand il valorise le patrimoine religieux : "Il peut être un vrai moyen de transmettre une sorte de spiritualité et d’élévation vers Dieu". Aujourd’hui, la jeune artiste a trouvé sa mission : "Mon art me permet de prier et de me mettre humblement au service de l’Église. C’est ma manière de témoigner de ma foi."