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Deux excellentes raisons de jeûner ce vendredi

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Mathilde de Robien - publié le 19/02/26
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Ce vendredi 20 février marque le premier vendredi du carême, mais a aussi été désigné par les évêques de France comme une journée de jeûne et de prière pour demander au Seigneur d’éclairer les consciences des députés qui débattent actuellement de la proposition de loi instaurant une "aide active à mourir".

Carême 2026

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L’occasion de faire d’une pierre deux coups ! Ce 20 février est un vendredi de carême. Durant cette période, les catholiques sont invités à prier plus intensément, à exercer l’aumône et à jeûner, notamment les vendredis. Jeûner signifie se priver substantiellement de nourriture, par exemple en se passant d’un repas. L’objectif est de se décentrer de soi, de ses besoins et de ses désirs, afin de s’ouvrir aux autres et à Dieu. Se rapprocher de Dieu : première bonne raison !

Et en ce premier vendredi de carême, les évêques de France invitent les fidèles à jeûner pour une raison supplémentaire bien précise : éclairer les consciences des députés qui examinent jusqu’au 24 février la proposition de loi sur l’ "aide active à mourir". Un texte qui entraîne la France sur la voie de l’euthanasie et du suicide assisté. Face à ce projet de loi qui marque une rupture anthropologique majeure, l'Église catholique invite à jeûner et à prier pour "demander au Seigneur d'éclairer les consciences sur la gravité des enjeux de cette proposition de loi".

Prier pour les députés

"Nous vous invitons à jeûner et à prier l’Esprit saint pour qu’il aide nos élus à faire les bons choix (…), non pas des choix idéologiques mais des choix en conscience, en vérité, afin de voter en faveur du bien commun et du respect de la vie", explique Mgr Jordy, archevêque de Tours et vice-président de la Conférence des évêques de France (CEF), dans un appel lancé sur les réseaux sociaux.

"Ce texte ne dit pas la vérité, car la vérité, c’est que l’on va pratiquer l’euthanasie et le suicide assisté que l’on masque à travers des concepts comme l’aide à mourir", soulève l’archevêque. "Ce qui nous inquiète aussi, c’est que les dispositions qui étaient prévues dans la loi, en particulier par le Sénat, ont été supprimées", souligne Mgr Vincent Jordy, évoquant notamment la clause d’établissement qui permettrait à des établissements confessionnels de ne pas pratiquer l’euthanasie sous leur toit. L’archevêque de Tours alerte également sur le délit d’entrave, ainsi que l’affaiblissement du choix pour les soins palliatifs.

Un vote solennel pour chacun des deux textes sur la fin de vie (soins palliatifs et aide à mourir) est prévu mardi 24 février après-midi. Un nouvel examen des deux textes est ensuite prévu au Sénat, du 1er au 3 avril.

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