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Soins palliatifs : “Ce qui compte, c’est d’être entouré d’amour”

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Clara Brachet, co-fondatrice de l’association Ambulance des rêves, qui réalise les rêves des personnes majeures en fin de vie.

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Laure-Anne Marxuach - publié le 17/02/26
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Alors que le projet de loi relatif à une aide à mourir est de retour à l’Assemblée nationale, l’association Ambulance des Rêves poursuit sa mission d’accompagnement des adultes en soins palliatifs en réalisant leurs derniers souhaits.

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Clara Brachet a cofondé l’association Ambulance des Rêves, qui réalise les rêves des personnes majeures en fin de vie. Profondément convaincue de la puissance des petits bonheurs dans ces moments difficiles, elle explique comment des moments précieux peuvent tout changer. Entretien.

Aleteia : Ambulance des rêves réalise les souhaits de personnes majeures en fin de vie. Concrètement, que faites-vous, et qu’est-ce qui guide vos actions ?
Clara Brachet : Ambulance des Rêves est une association qui s’adresse à des adultes en fin de vie, qui ne sont pas mobiles par leurs propres moyens et qui souffrent de maladies graves et incurables (…) Lors de la réalisation du rêve, le rêveur sort en toute sécurité et est entièrement pris en charge par l’association. On veut lui offrir une parenthèse de douceur, un moment de répit pour lui et pour ses proches, qui lui permet de sortir de sa chambre d’hôpital. Ils n’ont rien à organiser, rien à payer… Simplement profiter du moment !

Nous croyons profondément à la puissance des petits bonheurs. 

Votre devise est "La vie n’a pas dit son dernier mot." Qu’est-ce que cela signifie quand la mort est proche ? Et en quoi ces moments peuvent tout changer ?
Nous disons souvent : “On n’ajoute pas des jours à la vie, mais de la vie aux jours”. Chaque moment compte ! (...) Déjà, parce que les rêveurs sont les initiateurs du moment, ce qui est très important, car beaucoup de personnes hospitalisées ont le sentiment d’être un poids pour leurs proches. Et pour les proches, c’est aussi un souvenir positif : après la maladie, l’hôpital et la douleur, ce qui reste, c’est ce moment partagé. Il arrive même que, lors des cérémonies, ce soient les photos du rêve qui soient affichées. Nous croyons profondément à la puissance des petits bonheurs. 

Qu’est-ce que l’expérience d’Ambulance des Rêves vous a appris sur les personnes en fin de vie ? Sur nous-mêmes ?
Moi, ce que ça m’a marqué, c’est la simplicité de leur rêve. Les rêves sont souvent des choses du quotidien, comme aller au théâtre, à la mer ou au restaurant... mais qui sont devenues inaccessibles pour eux. Finalement, les rêves demandés sont ceux que nous réalisons tous les jours, sans même nous en rendre compte. (...) Alors qu’avec Instagram, il faut montrer qu’on fait des choses incroyables, exceptionnelles… Et au final, ce qui compte vraiment, ce n’est pas l’exceptionnel. Ce qui compte, c’est d’être entouré d’amour.

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