"Ce n’est pas compliqué, je ne reconnais pas mon fils ! Quand il rentre le week-end et qu’il raconte sa semaine, il n’exprime que des choses positives, il n’y a jamais rien de pesant, ni de négatif", confie Albane, mère de famille habitant à Orléans, dont le sixième enfant est scolarisé depuis septembre à l’Académie Saint-Louis de Chalès en Cinquième. Située en plein cœur de la Sologne, à Nouan-le-Fuzelier (Loir-et-Cher), l’Académie Saint-Louis de Chalès a ouvert ses portes en septembre 2025 avec 65 élèves répartis dans quatre classes de la Sixième à la Troisième. Inspirée du modèle anglo-saxon des internats non-mixtes et fondée sur l’excellence académique française, l’école cherche à faire grandir toutes les dimensions de la personne, en déployant les talents intellectuels, artistiques et sportifs des élèves qui lui sont confiés.

L’ambition de l’école ? "Unir l’apprentissage rigoureux des savoirs académiques à une formation physique, artistique et spirituelle", résume Jean-Cyrille Péroteau, directeur de l’Académie Saint-Louis de Chalès. Et de constater que ce projet porte déjà des fruits : "Nous voyons, dans les salles de classe, sur les terrains de sport ou au sein des ateliers, nos élèves progresser, s’affermir, découvrir leurs talents, tout l’enjeu est de les mettre en situation de se révéler". Mais ce n’est pas tout, l’école porte aussi un soin tout particulier à la qualité des relations. En cinq mois, les élèves ont appris à vivre ensemble. "Nous n’avons pas des saints, loin de là, ce sont des garçons, ils sont un peu autocentrés, il y a des mesquineries, des jalousies, mais ce que j’observe, c’est qu’ils apprennent, au fil des semaines, à s’excuser, à ne pas toujours se mettre en avant, à regarder dans les yeux, à dire la vérité…", confie le directeur de l’établissement.
Un cadre familial et bienveillant
L’internat n’est pas une nouvelle expérience pour le fils d’Albane, qui était déjà pensionnaire auparavant dans un établissement plus éloigné géographiquement. Mais ce qui change à Chalès, c’est l’esprit de bienveillance qui règne aussi bien en classe de la part des professeurs qu’à l’internat entre les élèves répartis en "capitainerie". "C’est la première fois que nous optons pour une école hors contrat", explique la mère de famille. "Ici, on sent beaucoup de bienveillance, et elle n’est pas due au hasard, les équipes pédagogiques, aussi bien en classe qu’à l’internat, sont bien coordonnées et ont à cœur de valoriser les élèves." Une bienveillance favorisée aussi par le système de capitainerie mis en place à l’internat, où les aînés apprennent à se mettre au service des plus jeunes et les plus jeunes apprennent à faire confiance aux plus âgés.
Marie-Aude, mère versaillaise d’un enfant en Troisième à Chalès, évoque même un véritable "esprit de famille" : "Mon dernier me tannait pour être pensionnaire, j’ai été séduite par le projet qui était bien ficelé. Mon fils revient chaque week-end très enthousiaste, c’est sa deuxième famille ! Pendant les repas, par exemple, les élèves invitent un professeur à leur table et ils parlent d’autres choses que les cours."

Une proximité avec l’équipe pédagogique qui plaît aussi beaucoup au fils d’Alexia, en classe de Troisième à Chalès. "C’est la première fois que mon fils apprécie autant ses professeurs !", s’exclame Alexia. Un cadre "parfait" selon la mère de famille, qui recherchait un environnement "rigoureux" mais avec des "espaces de respiration". "Je cherchais des éducateurs qui comprennent mon fils autrement qu’à travers ses notes", confie-t-elle.
Une pédagogie ancrée dans le réel
Les témoignages des parents montrent comment l'école a transformé leur fils : plus d'autonomie, plus de curiosité, plus d'intérêt pour des matières pour lesquelles il n'en portait pas ou peu auparavant. "C’est une école qui change un enfant", constate Marie-Aude. "Il n’y a pas d’écrans déjà, ni de matières qu’il déteste", s’étonne presque la mère de famille. "Les profs savent le prendre et sont disponibles, notamment pendant l’étude du soir, quand il faut réexpliquer une notion". Quant à Albane, elle n’en revient pas de l’implication de son fils dans les projets de l’école. "Il nous a demandé s’il pouvait rapporter pour le cours de technologie des vieilles perceuses qui ne fonctionnaient plus, pour pouvoir les démonter en classe", raconte-t-elle. "Et pour la pièce de théâtre qu’ils ont jouée à Noël, il a demandé à ses sœurs s’il pouvait emprunter leurs déguisements."

En outre, les arbres du parc - l’école s'étend sur un domaine de 175 hectares - offrent un cadre pour illustrer les théorèmes de géométrie, l’étang est un laboratoire parfait pour les enseignements de SVT et le potager accueille les élèves lors des ateliers du soir. Pour Jean-Cyrille Péroteau, cette pédagogie ancrée dans le réel est une manière de s’adapter à toutes les formes d’intelligence des élèves. "On a des garçons d’horizons très divers, qui ne fonctionnent pas de la même façon, tous ces projets permettent de toucher toutes les intelligences."
Une éducation intégrale
Ce qui plaît par-dessus tout, c’est la dimension intégrale de l’éducation. "Mon fils est un actif, il a besoin d’être occupé, et être occupé loin des écrans ! L’aspect sportif, très présent à Chalès, conjugué à l’aspect académique et spirituel correspond parfaitement à mon fils", assure Marie-Aude, dont le fils est déjà inscrit dans la nouvelle Seconde à la rentrée prochaine. Même constat chez Albane : "On sent notre fils tiré vers le haut intellectuellement, au niveau du comportement, et spirituellement." Si l’école n’est pas rattachée à une communauté religieuse, des prêtres, de la communauté des Béatitudes voisine ou de la Fraternité Saint Thomas Becket, viennent régulièrement rencontrer les élèves. "Et ils font beaucoup de sport les après-midi, c’est fabuleux parce que les garçons ont besoin de bouger, de se dépenser. Le théâtre deux fois par semaine est très intéressant aussi pour la maîtrise de soi", souligne Albane.
"Quand les adolescents sont en confiance, qu’ils donnent le meilleur d’eux-mêmes, tout cela se retrouve sur le plan académique."
Quant à Alexia, elle souligne combien le fait d’être "capitaine" de sa chambrée, à l’internat, fait du bien à son fils : "Il avait aussi besoin d’être responsabilisé, il a été nommé "capitaine" et cela lui fait un bien fou", remarque la mère de famille. Éduquer toutes les dimensions de la personne est un cercle vertueux. "Quand les adolescents sont en confiance, qu’ils donnent le meilleur d’eux-mêmes, qu’ils se découvrent de nouveaux talents, tout cela se retrouve sur le plan académique", constate Jean-Cyrille Péroteau.
Des projets d’agrandissement
Forte de son succès et poussée par l’enthousiasme des familles, l’Académie Saint-Louis de Chalès ouvre une classe de Seconde en septembre 2026, et crée de nouvelles classes au collège. "Nous pourrons accueillir jusqu’à 180 élèves dès la rentrée prochaine, nous renforçons l’équipe enseignante, nous sommes en train de finaliser les travaux du bâtiment scolaire et une nouvelle maison d’internat est opérationnelle", assure le directeur. Pour garantir l’excellence de recrutement et permettre à des familles de tout niveau social de scolariser leur enfant à l’Académie, l’école lance en mars 2026 un concours d’entrée destiné aux futurs collégiens et lycéens. Des bourses partielles ou complètes seront proposées aux lauréats.
L’Académie Saint-Louis de Chalès est le premier internat du réseau des Académies Saint-Louis. D’autres projets d’établissements ont vocation à voir le jour, pour les filles comme pour les garçons et dans d’autres régions en France.
Pratique
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