"L’heure est au recueillement." Voici l’appel lancé ce 16 février par l’archevêque de Lyon, Mgr Olivier de Germay, sur les réseaux sociaux du diocèse, après la mort de Quentin Deranque, 23 ans, survenue à Lyon le 14 février. L’évêque a déclaré que "l’heure" était "à la compassion pour [la] famille" de Quentin. Invitant "tous ceux qui se sentent concernés par ce drame à ne pas tomber dans le piège de la violence" et qualifiant cette attitude "d’impasse", le diocèse a appelé à "réapprendre à confronter [ses] opinions tout en [se respectant]". Et de conclure : "Laissons la justice faire son travail".
La paroisse au service de la famille
Quentin Deranque, étudiant lyonnais de 23 ans, a été pris en charge par les secours le 12 février près du quai Fulchiron à Lyon, dans une situation critique. En état de mort cérébrale pendant deux jours, il est décédé le 14 février. Selon le collectif Némésis, mouvement militant féminin constitué en octobre 2019 et se définissant comme "féministe, identitaire et anticonformiste", Quentin "aurait été attaqué avec une extrême violence" par des militants "antifascistes", alors qu'il faisait partie du service d'ordre chargé "d'assurer la sécurité" de ces militantes qui "manifestaient" contre une conférence de l'eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon, dans le 7e arrondissement. Selon l'avocat de la famille Fabien Rajon, Quentin "aurait reçu des coups à la tête alors même qu’il gisait au sol inanimé". L'étudiant en mathématique, catholique pratiquant, il s’était récemment converti et fréquentait l’église Saint-Georges, dans le 5e arrondissement de Lyon.
Le 13 février, au lendemain de l’événement, la paroisse a célébré une messe et récité un chapelet pour le repos de l’âme de Quentin. L’Abbé Laurent Spriet, recteur de l’église Saint-Georges, a déclaré qu’une veillée de prière aurait sans doute lieu "mais que rien n’était programmé pour le moment", ajoutant que la paroisse et ses prêtres sont au "service de la famille de Quentin".









