Aujourd’hui, les parents croulent sous les injonctions contradictoires. Rester ferme mais bienveillant avec son enfant, poser des limites mais rester dans le dialogue, ne pas surprotéger mais assurer sa sécurité, respecter son rythme mais développer ses talents... Bref, ils ne savent plus où donner de la tête ni comment offrir un environnement aimant et sécurisant à leur enfant. Comment, dans ce brouillard affectif, manifester son amour à son enfant ? Est-ce en le gâtant, en l’écoutant, en le laissant autonome, en lui faisant confiance, en le brimant parce que "c’est pour son bien" ?
À toutes ces interrogations, Soazig Castelnérac, "experte en bien-être amoureux" et fondatrice du média Amour Toujours, donne une réponse simple : c’est en aimant son mari ou sa femme. "La meilleure façon, pour moi, maman, d’aimer mon enfant, c’est d’aimer son père", et inversement, "la meilleure façon, pour moi, papa, d’aimer mon enfant, c’est d’aimer sa mère". En d’autres termes, aimer son conjoint, c’est aimer son enfant.
Prioriser son couple
"Il n’y a pas à culpabiliser dans le fait de prioriser son couple ! C’est au contraire la base sur laquelle un enfant va se construire", assure Soazig Castelnérac. "Lorsque l’enfant voit ses parents s’aimer, il reçoit beaucoup d’amour. Il est apaisé et en sécurité. Il avance dans la vie avec confiance."
Prioriser son couple, c’est lui donner une place de choix dans son planning, dans ses activités, dans le budget, dans l’organisation des vacances… L’experte préconise de se retrouver 20 minutes par jour pour une reconnexion à deux, et de caler dans le week-end un moment en amoureux, que ce soit un dîner, une balade, les courses au marché etc.…
L’un des risques serait de glisser vers la fusion amoureuse, et de mettre alors à l’écart son enfant. Un juste équilibre est à trouver dans chaque famille selon les besoins de chacun.
Une intuition valable pour les couples séparés
Aimer son enfant en aimant son père ou sa mère est vrai aussi pour les couples séparés ou divorcés. "Lorsque l’enfant voit ses parents se déchirer, il en a le cœur brisé", constate Soazig Castelnérac. En revanche, s’ils s’efforcent, bien que séparés, de ne pas se critiquer l’un l’autre devant l’enfant, c’est une grande marque d’amour pour l’enfant et une manière de le respecter aussi. "Car l’enfant est la moitié de chaque parent", conclut la spécialiste.










