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Fiancées à 20 ans : elles racontent leur préparation au mariage sur Instagram

Victoire et Guillaume

Victoire et Guillaume

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Hortense Leger - publié le 14/02/26
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Elles ont entre 20 et 25 ans et incarnent une génération qui réinvente la manière de témoigner de l’engagement. Victoire, Faustine, Capucine et bien d’autres partagent sur Instagram l’aventure de leurs fiançailles et la préparation de leur mariage religieux. 

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Elles s’appellent Victoire, Faustine, Capucine ou Claire, ont toutes moins de 25 ans et représentent à merveille une nouvelle forme d’influence catholique sur Instagram et TikTok. Bien loin des clichés, ces jeunes femmes partagent en toute spontanéité l’aventure de leurs fiançailles et la préparation de leur mariage religieux, mêlant vie de foi, astuces DIY, et confidences. Un "journal de bord" générationnel où authenticité et humour se mêlent avec naturel.

S’engager à 20 ans  

Qu’elles soient étudiantes, jeunes entrepreneuses, ou déjà plongées dans la vie active, toutes partagent ce désir d’assumer un choix parfois à contre-courant : se fiancer ou se marier à tout juste 20 ou 25 ans, dans une société qui invite souvent à repousser ces engagements. Pour ces jeunes femmes, la foi n’est pas un décor silencieux, mais bien l’axe central du parcours. Victoire, 25 ans, 23.000 abonnés sur Instagram, a rencontré son fiancé au collège. Après des études de communication à Lille, c’est à Paris que Guillaume lui demande sa main : "On se marie en septembre 2026, on aura eu deux ans de fiançailles. J’ai voulu partager tout ça d’abord pour moi, parce que j’ai toujours aimé raconter." La jeune femme assume, depuis février 2025, un compte au contenu "bordélique et authentique", entre conseils pratiques et réflexions de fond. L’occasion pour Victoire de témoigner de son engagement. "Je n'avais pas trop connaissance de tout ce qu'il y avait autour de la préparation au mariage. Parler de ma foi n'a pas été évident, mais j'ai senti qu'il y avait beaucoup de gens dans mon cas et que ça ferait du bien d'en parler."  

Victoire et Guillaume
Victoire et Guillaume

De son côté, Faustine, 21 ans, étudiante en gestion commerciale et entrepreneuse, a commencé à partager sa passion pour la musique sur Instagram en 2019. Elle a ensuite poursuivi sur TikTok par "envie de prouver qu’on peut être catho et fun", puis a voulu partager la chronique de ses préparatifs de mariage en mai 2025, après ses fiançailles  :  "Je suis une vraie créative ! Je voulais mixer l’humour, la création, et le témoignage de foi vécu dans la préparation de ce beau sacrement. " Cumulant aujourd’hui la gestion de sa marque d’accessoires, sa vie familiale et une alternance en entreprise, Faustine insiste sur la joie profonde d’un mariage célébré à l’église : "Les gens ne se rendent pas compte à quel point je suis heureuse de me marier devant le Bon Dieu, c’est une grâce pour toute ma vie de future épouse." 

Faustine et Paul
Faustine et Paul

Capucine, 20 ans, est quant à elle étudiante en école de commerce et fiancée depuis trois mois. Son mariage est prévu à l’été 2027. Touchée par des messages d’abonnés, elle lance son compte Instagram en novembre 2025, alternant petites anecdotes et retours sur l’engagement : "J’ai eu peur d’être trop jeune mais voir d’autres filles le faire m’a rassurée. Je veux montrer qu’on peut s’engager, et que la foi n’est ni ringarde ni fermée." La dimension spirituelle du sacrement affleure dès sa réflexion sur l’engagement. Capucine avoue avoir longtemps redouté le regard des autres et la peur de "se fermer des portes". Aujourd’hui, elle témoigne : "J’ai la conviction que le mariage est ma vocation vers le bonheur, là où Dieu m’attend." 

Capucine
Capucine

"Rester authentique" 

Au fil des posts, entre astuces organisationnelles, DIY ou storytimes spontanées sur leur demande en mariage ou la première  rencontre avec leur belle-famille, rien n’est édulcoré. Pourquoi témoigner, et pourquoi maintenant ? Chacune a hésité, pesé le pour et le contre, mesuré l’exposition : "Je veux que mon compte reste authentique… Je n’ai pas de fil rouge, je raconte. Ça plaît, tant mieux, sinon tant pis !", confie Victoire, qui veille à ne jamais trop en livrer sur son entourage. Mêlant réflexions et notes d’humour, elle refuse l’idée que son profil ne devienne qu’un "compte mariage". Capucine, elle, se confie sur les difficultés, la gestion de l’intimité ou les doutes. "Sur Instagram, tu sens plus le regard des autres. Je choisis ce que je livre, je protège les détails du couple… Mais je suis persuadée que c’est plus positif que négatif : ça peut aider des filles à s’identifier et se questionner." 

Ces parcours s’entremêlent avec naturel à ceux de leurs abonnés, qui deviennent eux-mêmes acteurs. De nombreux messages privés viennent saluer leur témoignage, souvent de la part d’autres jeunes femmes. "J’ai réalisé que j’avais aussi une charge d’âme, confie Faustine, quand des personnes plus jeunes me demandent à quel moment on parle fiançailles… Certaines me confient leurs doutes sur le mariage, la foi, leur couple." Ce "rôle" l’encourage à un témoignage authentique : "Mon fiancé dit toujours : ‘Fais-le, mais fais-le bien’. On essaie d’être drôles, naturels, montrer qu’on vit tout ça dans la joie."

Evangéliser par la joie 

D’autres comptes, comme celui des "Podcasts de Claire" sont également très suivis pour leur manière d’aborder la préparation au mariage dans une optique simple et résolument incarnée. Sans jamais tomber dans la leçon, ces voix dessinent une forme nouvelle d’évangélisation : celle qui passe par la vie, la joie quotidienne et la transparence sur les réseaux. Comme l’exprime Capucine : "Ce qui fonctionne, ce n’est pas tant de dire directement 'Jésus t’aime', mais de montrer de la joie et de la lumière, et que si certains s’interrogent, ils sauront d’où cela vient." Faustine confirme : "Je n’ai jamais caché ma foi, je la montre, et si ça peut donner envie…" Victoire, marquée par la force des retours s’enthousiasme aussi  : "Si ça permet, d’une façon ou d’une autre, de toucher ou d’interroger, c’est déjà ça !"

Toutes partagent ce même constat : il manque dans l’espace public des exemples de jeunes pour qui foi, joie et engagement vont de pair. Leur présence sur les réseaux sociaux vient combler ce vide, démystifier des peurs et redonner à la préparation du mariage, et plus largement à la vie de foi, ses lettres de noblesse et de modernité. Et Faustine de conclure : "Je crois que des témoignages de ce type peuvent vraiment changer le regard des gens, mais de façon différente. Aborder la foi sous l’angle du mariage, c’est une manière très douce de la présenter."

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