Carême 2026
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Après Les Choristes et La Nouvelle Guerre des boutons, Christophe Barratier revient avec l’adaptation de la bande dessinée de Vincent Dugomier et Benoît Ers, Les Enfants de la Résistance, publiée par Le Lombard et vendue à plus de 2,5 millions d’exemplaires. Un film qui, comme son titre l’indique, plonge le spectateur dans un univers où les enfants sont les véritables héros de l’Histoire. Fidèle à ce qui fait sa marque de fabrique, le réalisateur choisit une fois encore de raconter une histoire qui fait réfléchir. "Ma motivation première est de raconter une belle histoire, mais j’ai envie de faire quelque chose qui éveille les consciences", confie-t-il à Aleteia. Un pari relevé haut la main !
"Nous ne sommes que des enfants"
Dès les premières scènes, le spectateur est happé par le récit et se retrouve rapidement lui-même enfant aux côtés de François, Eusèbe et Lisa. Nous sommes en 1940, dans un village sous Occupation allemande. Armés de courage et d’ingéniosité, ces trois jeunes héros décident de ne pas se résigner comme les adultes. Ils organisent une résistance clandestine faite de sabotages, de messages codés et d’évasions risquées.
Tout au long du film, un sentiment de patriotisme et de fierté gagne le spectateur, à mesure que les enfants redoublent d'efforts pour mener leurs actions. "Nous ne sommes que des enfants". Cette phrase sonne tel un mantra à plusieurs reprises. Et pourtant, ce sont eux qui parviennent à réveiller tout un village et redonner le courage aux adultes pour lutter contre l'ennemi. En restant fidèle à la bande dessinée dont il est adapté, le film parvient à montrer à la fois le pire et le meilleur de cette période sombre de l'histoire.
Un casting à la hauteur de l’émotion
Côté casting, le film réussit également un bel équilibre entre nouveaux visages et acteurs confirmés. Les jeunes comédiens Lucas Hector (François), Nina Filbrandt (Lisa) et Octave Gerbi (Eusèbe) portent le film avec justesse et sincérité. À leurs côtés, Gérard Jugnot (père Proslier) et Pierre Deladonchamps (maire du village) apportent une présence rassurante, tandis qu’Artus (père de François) surprend dans un registre dramatique inattendu.

Avec Les Enfants de la Résistance, Christophe Barratier signe une aventure à hauteur d’enfant, à la fois drôle, touchante et profondément émouvante. Un beau film qui remplit pleinement son devoir de mémoire tout en rendant hommage aux héros de la Résistance et rappelle avec justesse que le courage n’a pas d’âge et que, parfois, ce sont les enfants qui montrent le chemin.
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