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FSSPX : le Saint-Siège veut éviter la rupture et poursuivre le dialogue

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Crédit : Shutterstock

Le bureau de presse du Saint-Siège a assuré ce mardi 3 février poursuivre le dialogue avec la Fraternité sacerdotale Saint Pie X, alors que cette dernière a annoncé vouloir ordonner prochainement de nouveaux évêques sans l'accord de Rome.

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Rome veut "éviter toute rupture" avec la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X (FSSPX), assure le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, Matteo Bruni, ce 3 février 2026. La veille, l’organisation traditionaliste a annoncé son intention d’ordonner des évêques sans l’accord du pape. Ce geste de dissidence conduirait tout évêque consacré et tout évêque célébrant à être excommunié.

Lundi, la FSSPX, au cœur d’une relation conflictuelle avec Rome depuis des décennies, a annoncé vouloir "procéder à de nouvelles consécrations épiscopales" le 1er juillet prochain. Le supérieur de la communauté, le prêtre italien Davide Pagliarani, assurait avoir fait parvenir deux courriers au pape Léon XIV – dont une demande d’audience – et avoir reçu un retour qui "ne répond absolument pas" à ses demandes.

"Les contacts entre la Fraternité Saint-Pie X et le Saint-Siège se poursuivent", assure en réponse Matteo Bruni ce mardi. Dans sa brève déclaration, le porte-parole exprime la volonté du Vatican "d’éviter toute rupture ou solution unilatérale face aux problématiques apparues".

Fondée en 1970 par l’évêque français Mgr Marcel Lefebvre, en rupture avec le Concile Vatican II, la FSSPX occupe une position particulière et controversée dans l’Église catholique. En 1988, Mgr Lefebvre avait procédé à l’ordination de quatre évêques sans l’accord de Rome, entraînant immédiatement leur excommunication par Jean Paul II. Cette dernière a cependant été levée par Benoît XVI en 2009, en signe de réconciliation, sans que le Saint-Siège ne reconnaisse que la pleine communion soit encore rétablie.

Lors du Jubilé de la miséricorde en 2016, le pape François leur avait à son tour adressé un signe de rapprochement, leur conférant la possibilité de confesser légitimement les fidèles. En août dernier, une délégation de l’organisme était venue à Rome en pèlerinage pour l’Année sainte. Actuellement, la FSSPX n’est plus sous sanction, mais elle ne jouit pas non plus de juridiction. Ce sont des "clercs acéphales" qui n’appartiennent à aucun diocèse ni institut reconnu, explique un canoniste romain contacté par I.Media, soulignant la difficulté inhérente à ce statut "illégitime mais pas délictueux".