La Parole de Dieu n'est "pas figée, mais elle est une réalité vivante et organique qui se développe et croît au sein de la tradition", a expliqué le pape Léon XIV lors de l’audience générale du 28 janvier 2025, tenue dans la salle Paul VI devant plusieurs milliers de pèlerins. En poursuivant sa série d’enseignements sur le Concile Vatican II, le Pape s’est arrêté sur "le lien entre l’Écriture sainte et la tradition", sujet central de la Constitution conciliaire Dei Verbum sur la révélation divine.
Tradition et Écritures saintes : un même lien
La tradition et les Écritures saintes sont "reliées et communiquent étroitement entre elles", car elles jaillissent "de la même source divine" et "ne forment pour ainsi dire qu’un tout et tendent à une même fin", a assuré Léon XIV en citant la constitution Dei Verbum, promulguée par Paul VI le 18 novembre 1965.
En s’appuyant sur les mots de Jésus, dans son "discours testament" adressé à ses disciples réunis au Cénacle et lors de son apparition, ressuscité, aux disciples réunis en Galilée, le Pape a expliqué que "le lien étroit entre la parole prononcée par le Christ et sa diffusion au cours des siècles est évident". "La tradition ecclésiale se ramifie tout au long de l'histoire à travers l'Église qui garde, interprète et incarne la Parole de Dieu", a-t-il affirmé.
"Le christianisme", une "réalité vivante"
Léon XIV a repris à son compte une réflexion de John Henry Newman, qu’il a proclamé docteur de l’Église le 1er novembre dernier, en affirmant que "le christianisme, tant comme expérience communautaire que comme doctrine, est une réalité dynamique, comme l'a indiqué Jésus lui-même dans les paraboles de la graine" (cf. Mc 4, 26-29). Il s’agit donc d’une "réalité vivante qui se développe grâce à une force vitale intérieure".
"Le 'dépôt' de la Parole de Dieu est encore aujourd'hui entre les mains de l'Église et de nous tous", a insisté le Pape. En tant que canoniste, il a expliqué que ce terme de "dépôt" est "de nature juridique et impose au dépositaire le devoir de conserver le contenu, qui dans ce cas est la foi, et de le transmettre intact". "Dans les différents ministères ecclésiaux, nous devons continuer à le préserver dans son intégrité, comme une étoile polaire pour notre cheminement dans la complexité de l'histoire et de l'existence", a conclu Léon XIV.









