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La grotte de la Nativité de Bethléem mise à nu

3 min de lecture
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Crédit : Cécile du Gardin / Aleteia

Le Patriarcat grec-orthodoxe et la Custodie de Terre sainte ont annoncé le 22 janvier le lancement de la première restauration en 600 ans de la grotte de la Nativité à Bethléem. Ce chantier inédit, mené sous le patronage de l’État de Palestine et en collaboration avec le Patriarcat apostolique arménien orthodoxe, vise à préserver ce lieu sacré que les chrétiens vénèrent pour avoir accueilli le mystère de l'Incarnation.

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Le lieu du mystère de l'Incarnation s'apprête à faire peau neuve. Le Patriarcat grec-orthodoxe et la Custodie de Terre sainte ont annoncé officiellement, le 22 janvier, la restauration de la grotte de la Nativité de Bethléem. Ce chantier inédit, une première en 600 ans, sera mené sous le patronage de l'État de Palestine et "en collaboration fraternelle avec le Patriarcat apostolique arminien orthodoxe", écrivent les deux Églises.

Les images montrées par la Custodie de Terre sainte montrent la grotte dépouillée de ses apparats habituels. Toutes les décorations, icônes et tentures ont été retirées. La restauration a été confiée à une entreprise italienne nommée Piacenti qui avait, plus tôt, dirigé les travaux de restauration de la basilique de la Nativité, "garantissant ainsi la continuité des méthodes, du savoir-faire et de la sensibilité artistique envers ce lieu d'une symbolique sacrée incomparable". Le projet de restauration comprend en premier lieu la grotte elle-même, dont l'état est stable mais vieillissant : très endommagée par des siècles de pèlerinage et donc de passage, elle présente des traces visibles d'usure. Le plafond auquel sont suspendues des lampes à huile est recouvert d'une couche noire liée à la suie. Le marbre et la pierre autour de la grotte sont ternis, rayés ou légèrement érodés par le temps, l’humidité, et le contact fréquent des visiteurs. Certaines zones peuvent même présenter des micro-fissures dues aux variations de température et à l’humidité ambiante. L'entreprise de restauration devra également assurer des mesures de consolidation technique dans les parties adjacentes.

Ce projet, rappellent les Églises, "incarne un engagement chrétien unifié à préserver le patrimoine spirituel, historique et culturel de la Grotte Sainte pour les générations futures, et à défendre la dignité d'un lieu où la proclamation chrétienne a pris une forme visible et où les fidèles de toutes les nations se sont rassemblés en pèlerinage au fil des siècles."

Haut lieu de pèlerinage

La grotte de la Nativité à Bethléem occupe en effet une place exceptionnelle dans le cœur des chrétiens du monde entier. Elle est traditionnellement reconnue comme le lieu même où le Christ est né, mystère fondamental de l’Incarnation. Ce sanctuaire millénaire est bien plus qu’un simple site historique : il est un symbole vivant de la foi chrétienne, un point de convergence spirituelle et culturelle où des millions de pèlerins de toutes confessions viennent chaque année pour célébrer la naissance du Christ. Sa préservation ne relève donc pas seulement de la conservation d’un patrimoine matériel, mais aussi de la sauvegarde d’un héritage spirituel universel, capable d’unir les croyants de toutes confessions, dans un hommage commun à la naissance du Sauveur.