Le livre de la Genèse énumère les créations divines en un luxe de détails. Parmi celles-ci figure le jardin d’Eden, à l’Orient, où se trouvait, nous précise le récit biblique, un étrange arbre, celui de la connaissance. La Bible rapporte en effet qu’en ce jardin, abondaient après avoir été plantés par Dieu, "toutes sortes d’arbres à l’aspect désirable et aux fruits savoureux" (Gn 2,9). Ce lieu qualifié de paradis doit beaucoup à l’influence de la Perse et à sa culture où la luxuriance de ses jardins forçait l’admiration de tous. Le premier livre de la Bible, la Genèse, poursuit en évoquant un arbre bien particulier placé au centre même du jardin d’Eden, un arbre mystérieux désigné comme étant celui de la connaissance du bien et du mal…
La riche symbolique de l’arbre
L’arbre symbolise dans la culture biblique la vie, mais aussi la parole divine et la justice. Les arbres fruitiers, les dattiers, palmiers et autres figuiers, abondaient au bord du Nil et autres fleuves de la Mésopotamie, offrant aux hommes les indispensables bienfaits de leur nourriture et végétaux. Ceci explique leur importance dans le récit biblique à une époque où les cultures agraires étaient souvent réduites et dépendantes du hasard des saisons. Le livre de la Genèse précise, cependant, que Dieu avait accordé à Adam et Eve de manger de tous les fruits des arbres du jardin à l’exception, cependant, d’un seul : celui de l’arbre de la connaissance, et ce, sous peine d’en mourir ! (Gn 2 16-17). Nombreuses ont été les interprétations données de cet interdit, la plus probable et la plus répandue étant qu’il avait été demandé à Adam et Eve par cet interdit de ne pas se considérer être eux-mêmes des dieux et de respecter la toute-puissance divine, ce que vient cependant remettre en question le serpent si tentateur…

Vous ne mourrez pas…
L’épisode est bien connu et eut des conséquences déterminantes pour le genre humain, puisqu’en effet, le serpent de la Genèse incita et encouragea Adam et Eve à gouter au fruit défendu. Alors que ces derniers s’effrayaient de risquer de mourir, selon l’avertissement divin, le serpent tentateur leur répondit : "Pas du tout ! Vous ne mourrez pas ! Mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront, et vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal" (Gn 3,4-5). La tromperie et la tentation eurent raison de l’interdit divin et Adam et Eve croquèrent dans la pomme ; pomme qui n’en fut probablement pas une, le texte biblique ne citant pas précisément le nom de l’espèce de l’arbre !
La diffusion du pommier, plus connu en Asie Centrale qu’au Proche-Orient, demeure en effet discutée parmi les spécialistes, et certaines traditions préfèrent et optent plutôt pour un figuier, une vigne, un oranger ou encore un grenadier… Surtout, les mots "mal" et "pomme" étant désignés en latin par le même terme – malum - la traduction latine de la Bible a dès lors très tôt qualifié le fruit défendu de l’Arbre de la connaissance, le fruit du mal, comme étant une pomme. Quel que soit cependant le débat, il demeure que les conséquences de cet épisode biblique se référant au premier arbre biblique, à l’Arbre de la connaissance, furent déterminantes puisque c’est à ce fruit défendu croqué par Adam et Eve que remonte le péché originel…

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