Ce mardi 20 janvier, le Sénat a commencé à examiner en séance les projets de loi sur la fin de vie. Alors que l’Assemblée nationale s’était penchée en premier lieu sur la proposition relative aux soins palliatifs, les sénateurs ont décidé de commencer par celle instaurant un "droit à l’aide à mourir". Par ailleurs, via une procédure "d’appel à priorité", l’examen commencera directement par l’article 4, sans se pencher sur les trois premiers. Les sénateurs vont donc d’abord débattre sur les conditions d’accès du "dispositif d’assistance médicale à mourir" avant même d’en valider le principe. Un choix qui semble valider d’office le principe de l’euthanasie et du suicide assisté.
Cette réorganisation de l'agenda a été décidée par le président du Sénat afin que tous les sénateurs qui le souhaitent puissent être présents lors de ces débats cruciaux. En effet, par un hasard de calendrier, certains seront dans leur circonscription en fin de semaine pour lancer les campagnes des élections municipales.
Les soins palliatifs débattus dans un hémicycle vide ?
Une décision qui se veut pragmatique dans la mesure où la proposition de loi sur les soins palliatifs est beaucoup plus consensuelle que celle sur l'aide à mourir mais qui n'a pas manqué de faire réagir le Dr Ségolène Perruchio, la présidente de la Société Française d’Accompagnement et de Soins Palliatifs (SFAP), sur les réseaux sociaux : "Les soins palliatifs, eux, seront discutés à la fin de la semaine, quand les bancs seront presque vides. On nous avait dit que la priorité était les soins palliatifs. On nous avait dit que le développement des soins palliatifs était un préalable à toute réforme, pour être sûr que l’euthanasie ne soit pas demandée par défaut de soins. Certains me diront que l’ordre de discussion n’a rien à voir, que c’est un problème d’organisation. À mes yeux, c’est pourtant un symbole. Et sur ces sujets, les symboles ont un sens fort. Quelle loi précède l’autre ? Quelle est la réelle priorité ?".









