separateurCreated with Sketch.

“Blue Monday” : et si vous en faisiez un lundi en or ?

whatsappfacebooktwitter-xemailnative
Domitille Farret d'Astiès - publié le 18/01/26
whatsappfacebooktwitter-xemailnative
Considéré comme le jour le plus déprimant de l’année en raison de différents facteurs, le "Blue Monday" tombe cette année le 19 janvier. Mais pourquoi ne pas le transformer en occasion de transformation intérieure et de gratitude ?

Noir c’est noir, il n’y a plus d’espoir ? C’est normal, c’est le "Blue Monday" ! Ce jour, qui tombe cette année le 19 janvier, est réputé être le plus déprimant de l'année (même si cela n’a bien entendu rien de strictement scientifique). Pourquoi ? En raison du froid hivernal, du manque de luminosité naturelle, des difficultés financières post-fêtes, du manque de motivation et de la fatigue, ou encore de l’abandon des bonnes résolutions prises joyeusement en début d’année (déjà ?). Loin derrière nous l’euphorie de Noël, les savoureux repas de famille, les jeux de société qui n’en finissent pas, les surprises au pied du sapin, le passage à l’année nouvelle… Et bienvenue aux températures glaciales, à l’hiver qui se fait long, aux budgets serrés, à l’actualité internationale démoralisante et tutti quanti…Et si l’on inversait la tendance ? Pourquoi ne pas donner tort au Blue Monday en changeant de regard et en transformant toutes ces occasions de déprime en instants de gratitude ? 

S'émerveiller

“Tombe la neige, tout est blanc de désespoir”, chante Adamo. La froidure nous saisit, les températures sont glaciales et la neige a déjà fait des siennes. Mais si d’aucuns y voient une raison supplémentaire de pester à cause des risques de chutes intempestives sur un sol gelé ou de métros retardés, ne peut-on pas s’émerveiller de ce cadeau tout droit tombé du ciel ? La neige nous donne à contempler et nous invite à retrouver notre âme d’enfant, comme nous l'ont récemment démontré de nombreuses vidéos postées sur les réseaux sociaux. Et ce froid glacial ? N’est-il pas l’occasion d’être dans la gratitude puisque la vie nous offre non seulement quatre murs et un toit, mais aussi des radiateurs fonctionnels ? Cette prise de conscience pourrait par exemple nous entraîner à tendre la main aux moins chanceux. Pourquoi ne pas préparer une double ration de ce fameux velouté butternut-lait de coco tant apprécié dimanche dernier pour descendre dans la rue avec un thermos et en faire profiter ce sans-abri régulièrement croisé ? 

Peut-être êtes-vous sensibles à l’obscurité. En cette période, en effet, dès 17 heures, la lumière est réduite à peau de chagrin et cela en devient carrément déprimant. Faites donc comme en Europe du nord : multipliez les sources de lumière. Dans les pays du soleil de minuit, chandelles et ampoules en tous genres ornent les intérieurs, leur conférant ainsi un aspect particulièrement chaleureux. Les gens raffolent des bougies et n’hésitent pas à en disposer aux fenêtres et devant leur porte d'entrée pour accueillir les visiteurs et leur souhaiter la bienvenue. Pourquoi pas vous ?

Le choix de la sobriété

On a bien des raisons légitimes d’être fauché après Noël. En effet, sans être un acheteur compulsif, on a certainement mis la main au porte-monnaie pour offrir des cadeaux à ceux qu’on aime, acheter les ingrédients nécessaires à la préparation d’un bon repas, ou mettre du carburant dans sa Twingo ou son Scénic afin d’aller rejoindre les uns en Alsace et les autres dans la Drôme. En période de vaches maigres, pourquoi ne pas vivre un mois de janvier plus modeste en privilégiant les week-ends à la maison ? Si vous n’avez pas le budget pour partir en ski de randonnée, profitez-en pour faire signe à des amis que vous avez moins vus ces derniers temps. Quelle aubaine ! Et si une sortie au cinéma coûte trop cher, organisez donc une soirée film à la maison, plaid sur les genoux et cornet de pop-corns à la main. C’est le moment d’être non seulement sobre, mais aussi créatif ! 

Se réjouir de ses victoires

La liste était longue comme le bras et c’est déjà mal parti… Aller nager trois fois par semaine, arriver à l’heure à mes rendez-vous, manger plus sainement, appeler plus régulièrement tante Henriette, baisser ma consommation de smartphone, ne plus être esclave des réseaux sociaux… Qu’est-ce qui compte réellement dans cette liste ? Est-ce qui est réellement tenable ? Pourquoi ne pas choisir les résolutions les plus essentielles en y ajoutant “être heureux” ? Au fond, la meilleure résolution n’est-elle pas d’accepter sa vie telle qu’elle est aujourd’hui et de s’en réjouir ? On peut aussi regarder le chemin déjà parcouru depuis le 1er janvier, aussi minuscule soit-il. J’ai appelé tante Henriette pour lui souhaiter une bonne année, j’ai discuté trois minutes avec mon voisin en bas de l’escalier alors que j’étais pressée, je suis arrivée à l’heure au déjeuner avec une amie ce midi. Listons tout cela précisément, regardons ce qui va bien dans nos vies et remercions pour cela ! Comme le dit le père Lionel Dalle, créateur des parcours gratitude et auteur du livre Le miracle de la gratitude, être dans la gratitude permet de relativiser bien des choses et nous transforme aussi bien au niveau relationnel que spirituel. “De toutes les attitudes intérieures, la gratitude est la plus bienfaisante. [...] Elle nous touche et nous métamorphose au plus intime de l'être”. Alors, ne serait-elle pas le remède ultime contre le Blue Monday ?

Vous avez aimé cet article et souhaitez en savoir plus ?

Recevez Aleteia chaque jour dans votre boite e−mail, c’est gratuit !

Tags: