Comme tous les futurs mariés le savent, organiser un mariage est une aventure enthousiasmante, mais également complexe, avec de nombreux détails à organiser. Chaque couple est confronté à une longue liste de décisions : le choix de l’église et du prêtre, l’organisation de la réception, l’envoi des invitations, sans oublier la musique, les fleurs et tous les autres multiples détails qui feront de ce grand jour un souvenir unique. Avant toutes ces décisions pratiques, il y a un élément décisif qui a souvent une signification particulière : le choix de la date du mariage.
Les fiancés commencent généralement par déterminer une période approximative, en fonction de leur préparation et de la saison idéale : le printemps pour sa douceur, l’été pour sa chaleur et sa lumière, l’automne pour ses couleurs… Ensuite, ils explorent les week-ends possibles, souvent dictés par leurs disponibilités ainsi que par celles du prêtre, de leurs témoins ou de leurs proches Mais une autre question peut émerger : quelle fête de l’Église tombe à cette période ?
Quand le calendrier liturgique guide le choix de la date...
Choisir sa date de mariage selon le calendrier liturgique est une décision pleine de sens. Cela permet de confier son union à l’intercession d’un saint, mais aussi de manifester sa dévotion et son lien avec lui. C’est le cas de Caroline et Emmanuel. En 2015, ils cherchaient une date pour leur mariage. Ils avaient décidé de se marier après les vacances d’été, au mois de septembre. En discutant avec le prêtre qui les accompagnait dans leur préparation, ils découvrent que le 12 septembre, l’Église célébrait le saint Nom de Marie. "Pour nous, choisir cette date était une évidence", explique Caroline. "Nous étions tous deux très attachés à Marie. Un an plus tôt, en priant devant la Vierge du Pilier à la cathédrale Notre-Dame de Paris, nous lui avions confié le choix de la date de notre mariage. Pour nous, cela avait beaucoup de sens de choisir une date mariale."
De la même manière, Claire et Joseph souhaitaient se marier un jour dédié à la Vierge Marie. L’année de leur mariage, le 11 février tombait un samedi. Ils ont donc décidé de se marier le jour de la fête de Notre-Dame de Lourdes, confiant ainsi leur union à la protection de la Vierge.
et quand la fête liturgique confirme la date choisie
D’autres couples se rendent compte, après avoir choisi une date, que celle-ci correspond à une fête liturgique qui a du sens pour eux. Mathilde et Benoît, par exemple, avaient décidé de se marier le 11 juillet, sans savoir que ce jour correspondait à la fête de saint Benoît. La coïncidence fut une heureuse surprise : "C’était comme une confirmation. Un peu comme si saint Benoît veillait tout particulièrement sur nous", explique Mathilde. "J’y ai vu une heureuse concordance, qui place notre mariage sous la protection de saint Benoît – connu pour chasser le mal ! – et de retenir facilement la date."
Une expérience similaire a été vécue par Astrid et Édouard, qui ont choisi de se marier le 26 juillet. "Je dirais que la date s’est un peu imposée à nous, d’une certaine manière", explique Astrid. Entre la fin des études, les disponibilités des familles et les contraintes de l’été, cette date était la plus pratique. Mais avant de dire oui définitivement, Astrid vérifie quel saint est célébré ce jour-là. "C’était très important pour moi. J’ai regardé et j’ai vu que c’étaient la fête de sainte Anne et saint Joachim. Nous nous sommes dit que c’était une confirmation", raconte-t-elle. "C’était le jour de la fête de deux saints qui étaient mariés. C’est assez rare, en fait, que ce soit un couple : il n'y en a pas 36.000 dans le calendrier. Cela avait aussi du sens parce qu’ils étaient les parents de la Vierge Marie et les grands-parents de Jésus. Il y avait donc une dimension générationnelle que je trouvais très belle. Être sous le patronage de sainte Anne et de saint Joachim, qui avaient eux-mêmes été fiancés, mariés, parents et grands-parents, avait beaucoup de sens pour un mariage, où l’on est appelé à être mariés, puis un jour à devenir parents et grands-parents. Enfin, ce sont des saints qui ont vécu en Terre Sainte. Moi aussi, j’y avais vécu : j’avais donc ce lien avec la Terre Sainte".
La date choisie n’est alors plus vécue comme un choix par nécessité, et devient significative pour les futurs époux. Ainsi, à l’exemple de ces couples, le choix de votre date de mariage peut être l’occasion de retenir la fête d’un saint ou d’un couple de saints. C’est une manière de placer son union sous leur patronage, mais aussi de les inviter dans votre histoire… Et, des années plus tard, vous vous apercevrez peut-être que ce saint vous a accompagné par son exemple et son intercession tout au long de votre vie.

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