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Les leçons des saints pour prendre soin des malades avec amour

Les conseils des saints pour prendre soin des malades
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Anna Ashkova - publié le 14/01/26
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Alors que de nombreux virus circulent l’hiver, les saints s'avèrent de bons conseillers pour prendre soin des malades. 

Grippe, gastro, bronchite… Les virus hivernaux n'épargnent personne. Face à ces périodes éprouvantes, tant pour les parents que pour les petits malades, les saints offrent une sagesse étonnamment actuelle pour accompagner les souffrants. 

1Mettre tout le reste entre parenthèses

Quel parent n’a pas été confronté à un enfant malade alors qu’une réunion importante l’attendait au bureau. Face à une inquiétude mêlée au désarroi, les paroles de saint Benoît dans sa Règle résonnent sans détour : "Le soin des malades doit passer avant tout, afin qu’ils soient véritablement servis comme le Christ, car Il a dit : "J’étais malade et vous m’avez visité" (Mt 25, 36) et "Ce que vous avez fait à l’un de ces plus petits frères, c’est à moi que vous l’avez fait" (Mt 25, 40)". La maladie impose un changement de rythme radical. Les projets, les réunions, les sorties, même les plus attendus, doivent être annulés. 

Prendre soin d’un malade, enfant ou adulte, c’est poser un acte d’amour concret, sans calcul. La présence attentive, la patience et la disponibilité sont souvent plus efficaces que n’importe quel remède. Un enfant malade n’a pas besoin d’être stimulé ou distrait à tout prix, mais entouré, rassuré, porté s’il le faut. La maladie devient alors une occasion de transmettre, par les gestes, ce qu’est l’amour désintéressé.

2Offrir une présence réconfortante

SICK LITTLE BOY

Une personne malade ne doit ni être ignorée ni traitée comme si tout allait bien. Elle a besoin de repos, de silence parfois, et surtout de sentir qu’elle compte. La simple présence, un contact physique, une parole douce peuvent apaiser autant que les soins matériels.

Sainte Thérèse d’Avila rappelait : "Tout passe ; Dieu seul ne change jamais." La maladie, aussi éprouvante soit-elle, est temporaire. Elle peut devenir un temps précieux de don de soi et de miséricorde, envers des personnes souvent mises à l’écart ou évitées.

3Créer un cocon de confort

Le rétablissement passe aussi par des attentions très concrètes. Installer un "nid douillet" sur un canapé ou un lit, avec coussins et couvertures, permet au malade de se reposer tout en restant près de ses proches. À portée de main : mouchoirs, eau, petite poubelle, bol ou plateau. Des boissons chaudes à base de plantes sont également propices au bon rétablissement, comme le conseille sainte Hildegarde de Bingen. Par exemple, l’abbesse bénédictine allemande du XIIe siècle et docteur de l'Église, connue pour ses découvertes de nombreux remèdes naturels, conseillait le le thym pour élever "les putréfactions des maladies". Un bouillon, une boisson hydratante adaptée, des aliments faciles à avaler comme la compote ou le yaourt soulagent aussi sans agresser. La vapeur chaude — bains, douches, humidificateur — aide à dégager les voies respiratoires, un conseil déjà présent chez saint Benoît, qui recommandait les bains lorsque cela est bénéfique.

4Ne pas s’oublier soi-même

Prendre soin d’un malade demande de l’énergie. Sainte Gianna Beretta Molla résumait cette sagesse du quotidien en une phrase simple : "On gagne le paradis par ses tâches quotidiennes." Dans l’ombre des soins ordinaires, l’amour et les sacrifices silencieux portent toujours du fruit.

Mais il ne faut pas oublier de veiller également à sa santé : alimentation équilibrée, hydratation, hygiène rigoureuse. Tomber malade à son tour ne rend service à personne.



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