Si la baisse de la natalité était prévisible, les experts ne s’attendaient pas à une chute aussi rapide. En 2025, la France a enregistré plus de décès que de naissances. Un point de bascule déjà atteint au mois de mai 2025 sur 12 mois glissants, désormais enregistré sur l’année 2025. L’Insee a publié ce 13 janvier le bilan démographique de la France pour 2025 et les résultats ne sont pas encourageants. En 2025, 645.000 bébés sont nés en France. C’est 2,1% de moins qu’en 2024 et 24% de moins qu’en 2010, année du dernier point haut des naissances. Des données qui sont même qualifiées de "catastrophiques" par les AFC (Associations familiales catholiques). "Les statistiques de la natalité peuvent être qualifiées de catastrophiques non seulement pour l’année 2025, mais aussi et surtout pour l’avenir. L’indicateur conjoncturel de fécondité s’effondre à 1,56 enfant par femme, au plus bas depuis la Première guerre mondiale, alors que le désir d’enfant des Français est près du double", déplorent-elles.
L’indicateur conjoncturel de fécondité à 1,56 enfant par femme
En 2025, l’indicateur conjoncturel de fécondité (ICF) continue de diminuer. Il s’établit à 1,56 enfant par femme. Il faut remonter à la fin de la Première guerre mondiale pour retrouver un ICF aussi bas : en 1918, l’ICF était de 1,56 enfant par femme. Une baisse qui s’explique uniquement par le recul de la fécondité (et non pas par une baisse du nombre de femmes en âge d’avoir des enfants qui au contraire augmente même légèrement). Ainsi, pour la première fois depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, le solde naturel en France est négatif, s'établissant à ‑6.000.
Et pourtant, à en croire les réponses au questionnaire de la mission d’information sur les causes et conséquences de la baisse de la natalité en France, le désir d’enfant reste profondément ancré chez les Français : plus de la moitié des répondants considère encore la famille nombreuse comme un idéal. La famille à trois ou quatre enfants et plus continue de faire rêver 52% d’entre eux.
En 2025, l’âge moyen à l’accouchement poursuit sa hausse et s’élève à 31 ans pour les femmes et 34 ans pour les hommes. Au 1er janvier 2026, les personnes d’au moins 65 ans sont presque aussi nombreuses que celles de moins de 20 ans : les premières représentent 22,2% des habitants, les secondes 22,5%. Une répartition de la population qui brosse le portrait d’une France vieillissante, à l'instar de ses voisins européens.
Hausse des mariages
Maigre consolation dans ce triste bilan : le nombre de mariages augmente en 2025. En 2025, 251 000 mariages ont été célébrés en France (244.000 entre personnes de sexe différent et 7.000 entre personnes de même sexe), soit une augmentation de 1,4 % par rapport à 2024, après +2,7 % entre 2023 et 2024, alors que la tendance était plutôt à la baisse avant la crise sanitaire.









