Se relever après avoir vécu l'innommable. Après le drame de Crans Montana en Suisse, où un bar a pris feu lors de la nuit du Nouvel an, 119 personnes ont été blessées, certaines extrêmement gravement (plus de 60% du corps). Les conséquences sur leur vie et leur santé seront irréversibles, et la marque laissée par le feu sur leur corps indélébile. Devant l'atrocité de la souffrance endurée, difficile de trouver de l'espoir et d'imaginer un avenir.
"Ces jeunes vont devoir repartir de zéro en termes de reconstruction", concède sur Neo Olivier Ferrand. Ce grand brûlé partage son expérience et son histoire sur les réseaux sociaux où il est suivi par près de 40.000 personnes. "C'est une nouvelle image, il faut faire le deuil de la précédente", poursuit-il. Avec plusieurs autres grands brûlés, le jeune homme a pu donner des conseils et prodiguer un soutien précieux aux familles et aux proches des victimes, traversés par de nombreuses interrogations. Mais malgré l'incommensurable violence d'une telle épreuve, Olivier Ferrand veut porter un message d'espoir. "Là, les gens pensent que tout s'est arrêté et c'est normal, témoigne-t-il encore sur BFM TV, mais la finalité, c'est qu'un après est totalement possible".
Sans cacher la terrible réalité de leur parcours, de nombreux grands brûlés ont pris la parole pour soutenir les victimes, les assurant que l'espoir d'une vie heureuse n'est pas vain. Laura Borg, créatrice de contenus brûlée à plus de 40%, l'assure elle aussi : "Le processus de guérison est long et surtout pas linéaire, mais c’est possible. Vous n'êtes pas seuls, nous sommes plusieurs à être passés par là. Il faut croire en soi: si vous êtes encore là, c’est que la vie vous donne cette chance, et nous vous le disons: il est possible de vivre après ça".
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Sur Instagram, Julie Bourges, connue sous le pseudo "Douze Février" et grande brûlée après qu'une cigarette ait consumé ses vêtements, a tenu à soutenir les blessés en leur adressant une lettre émouvante. "Ça passera. Pas aujourd’hui. Pas demain. Mais ça passera. Il y a aura la douleur qui mord, les nuits sans fin, les pansements qui collent à la peau et les “Pourquoi moi ?”. Il y aura le silence dans la chambre et la douleur dans les yeux de ceux qui aiment, surtout dans ceux de maman. Mais ça passera", lit-elle. Et d'assurer : "Un jour, la main tremblera moins. Le miroir fera un peu moins mal. Et un jour, la vie reviendra. Autrement, mais vraiment."

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