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“Si Mercedes guérit, je deviendrai prêtre” : le sacerdoce inédit de ce prêtre espagnol

"Si Mercedes guérit, je deviendrai prêtre" : le sacerdoce inédit de ce prêtre espagnol

"Je ne peux pas mettre de date sur cette amitié avec Jésus qui m’a conduit à la prêtrise", témoigne le père José Maria Alsina Casanova

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Louis de La Houplière - publié le 11/01/26
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Originaire de Barcelone et président de l’Institut du Sacré-Cœur du Christ, le père José Maria Alsina Casanova a livré début décembre un témoignage bouleversant sur son sacerdoce. Une vie de prêtre au service des autres, inspirée par la maladie de sa petite sœur.

"Je crois que dès le berceau, le Seigneur m’a appelé." Interrogé début décembre sur son sacerdoce par une chaîne de télévision espagnole, le père José Maria Alsina Casanova ne laisse pas indifférent. Ordonné prêtre en 1994, il est aujourd’hui supérieur général de la Confrérie des fils de Notre-Dame du Sacré-Cœur, à Tolède. Il a dédié sa vie au Christ, mû par un immense désir de guérison de sa petite sœur, atteinte dans son enfance d’une grave maladie. Son chemin vers la prêtrise est édifiant. Pour lui, la mission de chaque prêtre est d'apporter l’amour inconditionnel du Seigneur aux âmes.

"Je ne peux pas mettre de date sur cette amitié avec Jésus qui m’a conduit à la prêtrise, tente-t-il de se souvenir. Il a mis dans mon cœur comme un très grand désir d’être avec lui. Quand je me plaçais devant Jésus, je comprenais que le Seigneur m’attirait vers lui." A peine soufflée sa douzième bougie, un immense drame frappe sa famille. Sa sœur, Mercedes, tombe gravement malade. Son état empire rapidement. "Elle a commencé à mourir. Une nuit, les parents nous ont dit qu’elle était très malade." Le premier réflexe du jeune José María Alsina Casanova ? "Je me suis dirigé vers une statue de la Vierge et j’ai osé lui dire : "Si Mercedes guérit, je deviendrai prêtre." Et ce que la Vierge Marie donne, elle ne le reprend pas."

Promesse

Rattrapé par l’adolescence, le futur prêtre met légèrement de côté cette promesse et n’envisage pas d’entrer au séminaire. À 16 ans, il se rend à Lourdes avec sa famille, une habitude prise depuis la nouvelle de la maladie de sa sœur. Chaque été, ils font le même périple pour demander sa guérison. "Cela a eu un effet sur moi et sur ma famille. Devant la Vierge, je lui ai dit : "Je t’ai fait cette promesse lorsque j’étais petit, mais ma sœur est toujours malade." Elle est restée tétraplégique." Si Mercedes ne s’est pas remise de sa maladie, son tempérament étonne son aîné : "Elle n’a pas guéri, mais elle est restée toujours joyeuse. Elle avait toujours une joie, un bonheur qu’elle nous transmettait."

Un véritable déclic pour José Maria Alsina Casanova. "En voyant Mercedes si heureuse, j’ai compris que j’étais appelé à apporter ce bonheur en tant que prêtre dans le cœur des hommes." C’est le témoignage de vie de sa sœur, si authentique, qui l’a poussé à franchir les portes du séminaire. "Elle se savait très aimée et elle avait l’amour du Seigneur, qui était l’élément central de notre famille, analyse le prêtre. L’amour que j’ai reçu, je dois le donner, afin que les gens puissent trouver le bonheur, le salut que seul Jésus peut donner."

Amoureux de Jésus-Christ

Sa décision n’est pas immédiate, et José Maria Alsina Casanova raconte cette scène amusante, qui l’a finalement décidé à donner sa vie au Christ. "À l’école, une religieuse m’a demandé : "José Maria, tu n’as jamais pensé à devenir prêtre ?" Un autre jour, elle m’a dit : "Eh bien, si tu es sûr de ta vocation, tu dois aller au séminaire." "Bon, je vais faire des études", lui répond-il. "Non, tu dois aller au séminaire." A 18 ans, je suis entré au séminaire de Tolède d’une manière providentielle." Il y tisse "une vraie amitié avec le Seigneur". "Je suis tombé amoureux de Jésus-Christ et je n’ai jamais douté pendant ces six années. Le jour de l’ordination est arrivé comme une confirmation de ce que j’avais reçu enfant."

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