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Assassinat du père Olivier Maire : le suspect jugé devant les assises à la fin du mois

Prêtre tué en Vendée en 2021 : le suspect jugé devant les assises à la fin du mois

Portrait du père Olivier Maire, assassiné dans la nuit du 8 au 9 août 2021.

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Louis de La Houplière - avec AFP - publié le 08/01/26
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Le suspect de l’assassinat du père Olivier Maire en Vendée, en 2021, déjà condamné en 2023 pour avoir déclenché l’incendie de la cathédrale de Nantes trois ans plus tôt, sera jugé devant la cour d’assises de La-Roche-sur-Yon du 19 au 22 janvier.

À Nantes, les souvenirs sont encore vifs dans les mémoires et seront d’autant ravivés à la fin du mois de janvier. L'incendiaire de la cathédrale de Nantes, Emmanuel Abayisenga, soupçonné de l'assassinat en Vendée du père Olivier Maire en août 2021, sera jugé devant la cour d'assises à La-Roche-sur-Yon du 19 au 22 janvier, a appris l’AFP auprès du parquet. Le père Olivier Maire, 60 ans, avait été tué dans la nuit du 8 au 9 août 2021 à Saint-Laurent-sur-Sèvre, un village de 3.600 habitants. Emmanuel Abayisenga s'était rendu dans la matinée à la gendarmerie afin de se dénoncer.

L'homme aujourd'hui âgé de 45 ans, de nationalité rwandaise, a été condamné en 2023 à quatre ans de prison pour avoir déclenché l'incendie de la cathédrale de Nantes trois ans plus tôt. Pour mémoire, l’édifice, de style gothique flamboyant, avait subi de nombreux dommages : le grand orgue, foyer principal de l’incendie, avait été entièrement détruit ainsi que le tableau d’Hippolyte Flandrin, Saint Clair guérissant les aveugles. L’incendie avait également calciné une partie des stalles du chœur ainsi que les vitraux de la grande verrière, dont quelques morceaux avaient été ramassés.

Contrôle judiciaire

Une petite année plus tard, un autre drame venait frapper cette fois-ci la Vendée voisine. La mort du père Olivier Maire, supérieur de la congrégation des missionnaires montfortains de Saint-Laurent-sur-Sèvre, brutalement assassiné par ce même homme, avait provoqué un vif émoi, y compris au plus haut niveau de l'Église catholique. Le pape François avait à l'époque évoqué sa mort lors de son audience publique hebdomadaire, évoquant sa "douleur".

D'après l'autopsie, la victime était décédée des suites de coups violents portés à la tête. Emmanuel Abayisenga était sorti fin juillet 2021, quelques jours avant les faits, d'une hospitalisation en psychiatrie de plus d'un mois. Il avait été auparavant incarcéré dans le cadre de l'enquête sur l'incendie de la cathédrale de Nantes. À sa sortie de prison, il avait été placé sous contrôle judiciaire, avec une obligation de résidence au sein de la communauté religieuse des Montfortains, dont le prêtre Olivier Maire était le supérieur provincial. Arrivé en France en 2012, Emmanuel Abayisenga avait été bénévole pour le diocèse de Nantes à partir de 2016. Ses demandes d'asile n'ont jamais abouti.

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