Le Venezuela n'avait jamais subi d'attaque militaire étrangère directe avant le 3 janvier 2026 lorsque 150 avions militaires américains ont pris d'assaut Caracas pour exécuter l'opération Absolute Resolve, qui s'est soldée par la capture du président vénézuélien Nicolás Maduro et de son épouse, Cilia Flores. Cette nuit-là, le quartier boisé de La Boyera, au pied d'une montagne surnommée "le volcan", a été violemment secoué par les bombardements dits stratégiques de l’armée américaine. Plusieurs installations radar et tours de transmission radio ont été ciblées - afin de brouiller les lignes des forces gouvernementales qui se rapprochaient du président - tout comme ce quartier résidentiel, considéré comme un havre de paix de la capitale du Venezuela, laissant ses habitants désemparés et effrayés. Parmi eux, Elena Berti, 78 ans, qui a bien cru qu’elle allait mourir.
Alors qu’elle dormait paisiblement, un obus est tombé dans son jardin pendant les bombardements. Deux grandes fenêtres, situées juste au-dessus de sa tête, ont volé en éclats, ainsi que la tête de son lit qui s’est effondré sur elle. Plusieurs portes et murs ont été détruits. Les dégâts causés à la structure de la maison sont si importants qu'une grande partie doit être démolie. Mais par miracle, Elena n’a pas été touchée. Chapelet à la main, elle a prié le Seigneur, effrayée. "Je n'aurais jamais imaginé qu'une chose pareille puisse se produire chez moi", a-t-elle confié à Aciprensa. Et de préciser, en larmes, à propos du fait que tous les habitants de sa maisonnette aient été sains et saufs : "C’est forcément un miracle, c’est incroyable".
Sous la protection de la Vierge
Dans la maison d'à côté, la famille de Gracia Mónaco et sa fille, Ana María Campos, ont également subi de nombreux dégâts. Alors qu'elle était au lit, un éclat de verre a déchiré le sol, créant un large trou tout près d'Ana María. À travers la fumée et les débris, la jeune femme est parvenue jusqu’à la chambre de sa mère. Cette dernière n’était pas blessée. À ses côtés, sur la table de chevet, une petite statue de la Vierge Marie était intacte. C’est à elle que Gracia estime devoir sa survie.
Cette Vierge est restée là, immobile, sans tomber, et pour moi, cela signifie quelque chose. Il faut croire en cela, que Dieu existe, qu'il est avec nous, qu'il nous a sauvées.
"Cette statue de la Vierge Marie n’était pas là il y a deux jours. Je l’ai retrouvée dans le placard où je l’avais rangée, et je me suis dit : je vais la remettre ici. Je la garde ici, à côté des photos de mes parents, qui sont décédés et qui sont ce qu’il y a de plus important pour moi après mes filles. (...) Cette Vierge est restée là, immobile, sans tomber, et pour moi, cela signifie quelque chose. Il faut croire en cela, que Dieu existe, qu'il est avec nous, qu'il nous a sauvées", a raconté Gracia, émue.
Plusieurs jours après l'impressionnante exfiltration de Nicolas Maduro par les États-Unis, les habitants du quartier sont encore sous le choc mais s’affairent déjà à la reconstruction de leurs maisons. Le président vénézuélien déchu, a, pour sa part, comparu lundi 5 janvier pour la première fois devant un tribunal américain pour répondre aux accusations de narcoterrorisme proférées par l’administration américaine. Il devrait rester incarcéré à New York et comparaîtra à nouveau le 17 mars.

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