Carême 2026
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La Vierge de Coromoto au secours du peuple vénézuélien. Les États-Unis ont mené dans la nuit du 2 au 3 janvier une opération militaire d’envergure qui a conduit à la capture du président Nicolas Maduro et de son épouse. Alors que l’attaque américaine a suscité de nombreuses réactions à l’international, le pape Léon XIV s’est exprimé sur la situation au Venezuela pour la première fois ce dimanche 4 janvier à l’issue de la prière de l’Angélus.
Le pape américain a invité à tenir compte de "l’État de droit inscrit dans la Constitution, en respectant les droits humains et civils de chacun et de tous, et en travaillant à construire ensemble un avenir serein de collaboration, de stabilité et de concorde, avec une attention particulière aux plus pauvres qui souffrent en raison de la difficile situation économique". L’effondrement économique du pays a en effet conduit une partie de la population dans une situation proche de la famine. "C’est pourquoi je prie et je vous invite à prier, en confiant notre prière à l’intercession de la Vierge de Coromoto et des saints José Gregorio Hernández et Sœur Carmen Rendiles", a demandé Léon XIV. Notre-Dame de Coromoto fait l’objet d’une dévotion très ancrée au Venezuela, qui remonte au XVIIe siècle.
Première apparition en 1651
En 1651, le chef indien Coromoto marche avec son épouse à travers les montagnes. Arrivé à un ravin, il aperçoit une belle dame portant un enfant qui marchait au milieu de la rivière. Ils sourient tous deux à la "Belle Dame" qui, à son tour, leur rend un sourire affectueux et leur dit d'une voix très douce : "Va chez les Blancs et demande-leur de te verser de l’eau sur la tête pour que tu puisses aller au paradis", les invitant ainsi à demander le baptême aux Espagnols.
Souhaitant exaucer le vœu de la "Belle Dame", le cacique demande à l'Espagnol Juan Sánchez de les instruire et de les préparer au baptême. Toute la tribu indienne quitte la forêt pour s'installer au confluent des rivières Tocuyo et Guanaguanare, à un endroit aujourd'hui appelé "Coromoto". Ils y fondent leurs foyers et reçoivent l'enseignement des prêtres capucins, notamment du frère José de Nájera, ainsi que de Juan Sánchez et de son épouse. Peu à peu, le nombre de baptisés autochtones augmente.
Seconde apparition, un an plus tard
Mais le chef, regrettant la solitude des forêts, refuse le baptême. La Vierge Marie lui apparaît alors une seconde fois. Furieux, il veut la tuer avec son arc. Mais l’apparition disparaît, lui laissant dans la main un petit parchemin : son image. Elle est représentée assise, portant l’Enfant Jésus sur ses genoux. Jésus tient le globe terrestre de la main gauche et bénit de la main droite.

Selon la tradition, le cacique tarde à se convertir : il veut détruire l’image de la Vierge mais un enfant s’en empare. La tradition veut que l'apparition se soit matérialisée dans une marque faite de fibres d'arbre qui se trouve aujourd'hui dans le sanctuaire national de Notre-Dame de Coromoto. Le cacique s’en va ensuite dans la jungle, mais un serpent le mord. Il appelle au secours et demande le baptême. Après son baptême, il devient un apôtre enthousiaste de la Vierge, et le culte de notre Dame de Coromoto se répand parmi les autres tribus.
Culte grandissant
La ville de Guanare, où est conservée l’image dans un reliquaire d’or, est devenue un centre de pèlerinage. Le 1er mars 1942, l’épiscopat vénézuélien proclame la Vierge de Coromoto patronne du Venezuela. Le 7 octobre 1944, le pape Pie XII ratifie le décret des évêques et déclare Notre-Dame de Coromoto patronne du Venezuela.

Le 10 septembre 1976, la première pierre du sanctuaire national est posée. Début 1985, la petite image est incrustée dans le socle d’une statue en bois. Le pape Jean Paul II vient la couronner le 27 janvier 1985 à l’occasion de son voyage apostolique au Venezuela. En 2006, le pape Benoît XVI élève le sanctuaire de Notre-Dame de Coromoto au rang de basilique mineure.
Prière de saint Jean Paul II à Notre-Dame de Coromoto :
Notre-Dame et Mère de Coromoto,
qui avez toujours préservé la foi du peuple vénézuélien, je remets entre vos mains leurs joies et leurs espérances, leurs peines et leurs souffrances.
Implorez les dons du Saint-Esprit sur les évêques et les prêtres, afin que, fidèles à leurs promesses sacerdotales, ils soient d’infatigables messagers de la Bonne Nouvelle, surtout auprès des plus pauvres et des plus démunis. Inspirez aux religieux et religieuses l’exemple de votre dévouement total à Dieu, afin que, dans un service désintéressé envers leurs frères et sœurs, ils les accompagnent dans leurs travaux et leurs besoins.
Mère de l’Église, encouragez les fidèles laïcs, engagés dans la Nouvelle Évangélisation, afin que, par le développement humain et l’évangélisation de la culture, ils soient d’authentiques apôtres du troisième millénaire. Protégez toutes les familles vénézuéliennes, afin qu’elles soient de véritables Églises domestiques, où le trésor de la foi et de la vie est préservé, où la charité fraternelle est toujours enseignée et pratiquée.
Aidez les catholiques à être sel et lumière pour les autres, témoins authentiques du Christ, présence salvatrice du Seigneur, source de paix, de joie et d'espérance.
Sainte Reine et Mère de Coromoto, éclairez ceux qui gouvernent le Venezuela, afin qu'ils œuvrent pour le progrès de tous, en préservant les valeurs morales et sociales chrétiennes. Aidez chacun de vos fils et de vos filles, afin qu'avec le Christ, notre Seigneur et Frère, ils cheminent ensemble vers le Père, dans l'unité du Saint-Esprit.
Amen.










