separateurCreated with Sketch.

2026, une année sous le regard de saint François d’Assise

Saint François prêchant aux oiseaux, prédelle de "Saint François d'Assise recevant les stigmates", Giotto di Bondone (1266-1377), collection du Louvre, Paris.

whatsappfacebooktwitter-xemailnative
Valdemar de Vaux - publié le 31/12/25
whatsappfacebooktwitter-xemailnative
Le 4 octobre 2026, cela fera huit cents ans que saint François d’Assise est mort. Huit cents ans que sa vie et sa spiritualité inspirent un grand nombre de religieux et de fidèles. Alors, pourquoi ne pas mettre l’année tout entière sous le signe du Poverello, fondateur des frères mineurs ayant reçu les stigmates.

"L’Église n’a pas besoin de réformateurs, mais de saints." Telle est l’une des conclusions, pour l’écrivain Georges Bernanos, de la vie de saint François d’Assise (1181-1226) qui, avec sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, est l’une des figures les plus connues du christianisme. Telle est la devise que l’on pourrait mettre au frontispice de toutes les églises. Tel est l’adage que l’on peut garder comme guide pour l’année 2026 tout entière. Le 4 octobre, effectivement, sera le huit-centième anniversaire de la mort du Poverello – "le petit pauvre" comme on aime à le surnommer. Un grand anniversaire qui donne envie de mettre cette année qui commence tout juste sous le signe d’un maître aussi moderne qu’inspirant.

Quels aspects de la vie de saint François retenir pour les douze mois qui viennent. À reprendre sa propre existence, il saute d’abord aux yeux que François fut, dès sa jeunesse, à la recherche de la joie. Il mit longtemps à la trouver, après l’avoir frénétiquement cherchée dans les plaisirs de ce monde, devenant le "roi de la fête" selon l’appellation d’alors. Ce désir ne fut assouvi qu’après avoir rencontré le Fils de Dieu à travers le crucifix de Saint-Damien. Ce désir profond est commun à tous les hommes, mais peut-être n’est-il pas toujours écouté ni suivi, puisqu’il conduit à réévaluer ce qui fait le fond de l’existence.

La liberté de s’émerveiller

Voulant suivre le Christ, François montre à ceux qui veulent bien s’en inspirer une autre dimension de la vie : la liberté. Non pas celle qui consiste à faire ce que l’on veut, pour peu que cela n’ennuie personne, mais celle de celui qui sait que Dieu est, et que cela suffit. "Le Seigneur te gardera, au départ et au retour, maintenant, à jamais" (Ps 120, 8) dit le psalmiste, et le jeune intrépide et bourgeois se détache de l’autorité paternelle. Voilà le Poverello nu mais heureux, à juste titre.

Sa liberté est associée à une impressionnante capacité d’émerveillement, qui transparaît dans le fameux Cantique de frère soleil, écrit un an avant sa mort et alors qu’il est déjà malade, et dans cette manière que François a de voir dans la Création la présence du Créateur. Et dans la relation apaisée avec elle – comment ne pas penser à l’épisode du loup de Gubbio ? – une préfiguration du Royaume ébauchée dès le livre d’Isaïe : "Le loup habitera avec l’agneau, le léopard se couchera près du chevreau, le veau et le lionceau seront nourris ensemble, un petit garçon les conduira." (Is 11, 6) Cet aspect de la vie de l’Ombrien fut d’ailleurs l’un des motifs du choix de son patronyme par le pape François, en 2013.

Imiter le Christ par toute sa vie

Mais le choix, inédit, de l’Argentin, fut surtout motivé par la sève réformatrice de la spiritualité franciscaine. Certes, "l’Église n’a pas besoin de réformateurs, mais de saints", mais les saints sont de grands réformateurs. Et François, après avoir voulu réparer l’église de Saint-Damien, depuis dévolue aux disciples de sa consœur Claire, répara l’Église par son souci de pauvreté, sa volonté d’annoncer le Christ, la recherche d’une existence fraternelle. Chaque fidèle ne doit-il pas avoir à cœur, par sa propre conversion, de transformer l’Église dont il est membre pour qu’elle soit davantage le Corps du Christ ?Avec sainte Catherine de Sienne, François d’Assise est enfin le seul saint dont les stigmates ont été reconnus. Mystérieuse grâce qui manifeste la proximité chaque jour plus approfondie au Christ du Poverello, secret de la sainteté. Se mettre sous le regard de saint François demande donc de vouloir ressembler au Fils, le chemin, la vérité et la vie. Pour 2026, voilà donc une prière à garder, celle de la mémoire de saint François, le 4 octobre : "Seigneur Dieu, tu as donné à saint François d’Assise d’être configuré au Christ pauvre et humble ; accorde-nous la force d’emprunter les mêmes chemins pour suivre ton Fils et pour vivre unis à Toi dans une joyeuse charité".

Vous avez aimé cet article et souhaitez en savoir plus ?

Recevez Aleteia chaque jour dans votre boite e−mail, c’est gratuit !

Vous aimez le contenu de Aleteia ?

Aidez-nous à couvrir les frais de production des articles que vous lisez, et soutenez la mission d’Aleteia !

Grâce à la déduction fiscale, vous pouvez soutenir le premier site internet catholique au monde tout en réduisant vos impôts. Profitez-en !

(avec déduction fiscale)