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Brigitte Bardot, icône du cinéma français, est morte à 91 ans

Brigitte Bardot sur le tournage du film "Don Juan 73", Stockholm 30 Septembre 1972.

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La rédaction d'Aleteia - avec AFP - publié le 28/12/25
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Brigitte Bardot, actrice française légendaire, icône féminine des années 1960 et fervente protectrice des animaux, est décédée ce dimanche 28 décembre à l'âge de 91 ans.

Star planétaire, icône féminine du cinéma puis fervente militante pour la cause animale, Brigitte Bardot est décédée à l'âge de 91 ans, longtemps après avoir tiré un trait sur la célébrité et le monde du septième art. "La Fondation Brigitte Bardot annonce avec une immense tristesse, le décès de sa fondatrice et présidente, Madame Brigitte Bardot, actrice et chanteuse mondialement reconnue, qui a choisi d'abandonner sa carrière prestigieuse pour dédier sa vie et son énergie à la défense des animaux et à sa Fondation", indique-t-elle dans un communiqué transmis à l'AFP. L'actrice de "Et Dieu... créa la femme" et du "Mépris" est décédée dimanche matin dans sa résidence de La Madrague à Saint-Tropez, a précisé la fondation à l'AFP.

Hospitalisée courant octobre à Toulon (Var) pour une opération chirurgicale dont la nature n'avait pas été précisée, elle était rentrée se reposer chez elle à Saint-Tropez. Après des informations de presse faisant état d'une nouvelle hospitalisation fin novembre, elle avait tenu à rassurer sur son état de santé.

Une cinquantaine de films

Celle que l'on surnommait par ses initiales, B.B., avait tourné le dos au monde du cinéma il y a plus de cinquante ans, laissant derrière elle une cinquantaine de films. Mondialement connue, elle a façonné la légende de Saint-Tropez et de Buzios au Brésil, a imposé un style vestimentaire composé de ballerines, de marinières et d'imprimés vichy et popularisé l'image d'une femme libre "qui n'a besoin de personne", comme elle l'a chanté pour Serge Gainsbourg. Elle fut une sorte de Marilyn Monroe à la française, comme elle blonde, à la beauté explosive et à la vie privée tumultueuse, poursuivie par les paparazzi.

Après un dernier film en 1973, elle avait quitté les plateaux pour attirer la lumière sur le combat de sa vie, celui de la défense des animaux, en créant notamment la fondation Brigitte Bardot en 1986. Ces dernières années, l'ancienne actrice se distinguait surtout pour ses prises de positions politiques et ses propos acerbes sur l'immigration, le féminisme, les chasseurs... dont certains lui ont valu des condamnations pour injure raciale.

"La liberté, c'est d'être soi, même quand ça dérange", proclamait-elle en exergue d'un livre intitulé "Mon BBcédaire", écrit de sa main et sorti début octobre chez Fayard. Elle y jugeait aussi que la France était "devenue terne, triste, soumise, malade, abîmée, ravagée, ordinaire, vulgaire...". La droite est le "seul remède urgentissime à l'agonie de la France", ajoutait celle qui a revendiqué sa proximité avec les idées de Marine Le Pen (Rassemblement national, RN).

"La religion fait partie de moi"

Ces dernières années, Brigitte Bardot vivait dans le sud de la France, entre La Madrague et une seconde maison cachée dans la verdure, La Garrigue, abritant des animaux et une chapelle privée qui lui procurait "une paix merveilleuse", avait-elle confié en septembre 2024 à Aleteia à l'occasion de son 90ème anniversaire. "Elle donne sur la mer et se trouve au milieu d’un fouillis d’arbres sauvages, au bout d’un sentier de chèvres. Pour y accéder, c’est comme un petit chemin de croix", soulignait-elle alors. "Quand je monte à ma chapelle, il arrive que mes animaux me suivent. Comme elle est très petite, seuls les chiens peuvent rentrer. Si elle était plus grande, cela ne me choquerait pas d’y faire entrer mon âne par exemple."

Interrogée sur son rapport à la religion catholique, elle avait confié : "La religion fait partie de moi mais je ne suis pas pratiquante. J’ai une passion pour celle que j’appelle "ma petite Vierge" (la Vierge Marie, ndlr)". "Je n’aime pas l’idée de passer par un intermédiaire pour m’adresser à elle alors je lui parle directement." Admiratrice de saint François et de saint Padre Pio, elle se définissait elle-même comme traditionnaliste, regrettant la messe en latin : "Je trouve que la messe a perdu de son mystère, une certaine chaleur d’âme. Quand j’étais enfant, j’allais à l’église avec mes parents tous les dimanches. J’ai le souvenir d’un mystère qui sortait de cet endroit magnifique. Le prêtre célébrait dos à nous, en latin. C’est dommage que l’on ait modernisé cela."

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