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[VIDÉO] Les bénédictines de l’Emmanuel à Bethléem, entre Orient et Occident

Chaque semaine de l’Avent, Aleteia vous propose de rencontrer les chrétiens de Terre sainte. Aujourd'hui, partez à la rencontre des bénédictines du monastère grec-melkite de l'Emmanuel. Situé à Bethléem, ce lieu de paix et de prière se dresse paradoxalement juste en face du mur de séparation. Derrière ses murs, une communauté contemplative veille et intercède.

2 min de lecture

Source: CS / ALETEIA

Soeur Marthe, bénédictine du monastère grec melkite de Bethleem.

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Accroché aux collines de Bethléem, le monastère de l’Emmanuel se tient à l’écart du tumulte, dans un paysage minéral ouvert sur l’horizon biblique de la Judée. Fondé au début des années 1960, ce monastère grec-melkite catholique appartient à la tradition bénédictine vécue selon le rite byzantin. Son nom, Emmanuel — "Dieu avec nous" — résonne avec une force particulière dans cette terre marquée par l’Incarnation autant que par les fractures de l’histoire.

La communauté de moniales y mène une vie de prière et de contemplation, rythmée par la liturgie byzantine chantée, l’oraison silencieuse et le travail quotidien. Elle s’enracine dans un double héritage, oriental et occidental, faisant du monastère un lieu de passage, de fidélité et de dialogue entre les traditions chrétiennes.

Lieu d'accueil et d'hospitalité, le monastère de l'Emmanuel est situé juste en face du mur de séparation construit par Israël dès 2002, après la seconde Intifada. Cette structure massive de béton, haute jusqu'à onze mètres par endroits, est entrecoupée de miradors, de routes militaires et de points de contrôle. Visible depuis plusieurs quartiers et institutions, dont des lieux religieux, il marque physiquement et psychologiquement le paysage — une présence lourde, silencieuse, qui rappelle que cette terre sainte reste profondément traversée par le conflit. Derrière ces murs, le monastère de l’Emmanuel n’est pas un refuge hors du monde, mais une présence priante au cœur d’une région blessée. Par leur stabilité, leur hospitalité discrète et leur intercession, les sœurs offrent un témoignage discret mais joyeux : celui d’une espérance qui demeure, là même où Dieu a choisi de se faire proche.