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Vendée : le reliquaire de saint Vivent profané, son crâne dérobé

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Le reliquaire de saint Vivent a été fracturé ce 18 décembre dans l’église Notre-Dame-de-l'Assomption d’Olonne-sur-Mer.

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Iris Bridier - publié le 20/12/25
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Le reliquaire de saint Vivent a été fracturé ce 18 décembre dans l’église  Notre-Dame-de-l'Assomption d’Olonne-sur-Mer, en Vendée, et le crâne du saint dérobé. La paroisse a porté plainte et exprime son indignation face à cet acte de profanation.

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"Ce type de fait est extrêmement rare et profondément choquant. On se sent souillé", témoigne, meurtri, le père Antoine Nouwavi, curé-doyen de la paroisse des Sables-d’Olonne (Vendée). Ce jeudi 18 décembre, une des églises de la ville, Notre-Dame de l’Assomption, a été profanée.  "Le reliquaire a été fracturé. La vitre a été cassée, le crâne et plusieurs ossements ont été pris et la personne est repartie avec", détaille le curé qui craint le pire : "On peut imaginer des motivations liées au spiritisme ou à des pratiques occultes, ce qui est glaçant, d’autant plus que saint Vivent est un saint connu pour avoir accompli des miracles."

Deux églises attaquée en deux mois

Faut-il y voir un lien ? Deux jours plus tôt, la paroisse déposait son magazine trimestriel dans le fond de ses églises. Dans ce numéro de Noël figurait une page présentant l’hagiographie de saint Vivent. Or, le curé est formel, d’après les dires de son bénévole : "Une personne est venue se renseigner sur saint Vivent et demander où se trouvait le reliquaire. Aucun autre acte de vandalisme n’a été constaté. La personne est venue uniquement pour le crâne."

La paroisse a immédiatement porté plainte, mais ne s’est aperçue que le lendemain du vol de la relique : "La gravité des faits n’a pas été immédiatement mesurée, car la personne ayant découvert l’effraction ne connaissait pas le contenu du reliquaire. Nous allons donc demander une requalification des faits, puisqu’il ne s’agit pas seulement d’une effraction, mais du vol de reliques", abonde le père Nouwavi. "Nos églises sont devenues des lieux très visités, mais pas toujours pour les bonnes raisons. Cela montre que les choses auxquelles nous tenons ne sont plus partagées par beaucoup de monde au sein de la communauté nationale française. Il y a de nombreuses personnes qui ne croient plus à ce à quoi nous croyons et qui ne respectent plus ce qui nous tient à cœur."

Un événement d’autant plus choquant qu’il intervient deux mois seulement après le cambriolage d’une autre église de la ville, le 17 octobre, au cours duquel des malfaiteurs avaient dérobé l’argent des quêtes dans la sacristie. "Il n’y a malheureusement pas de vidéosurveillance dans l’église, et il  n’est pas possible d’installer des caméras dans toutes les églises. La paroisse en compte six et leur sécurisation représente un coût important", confie le curé. 

Si les messes de réparations concernent les profanations du Saint-Sacrement, ce qui n’est pas le cas ici, le curé appelle les fidèles à venir prier dans l’église. "Nous sommes des hommes de prière, nous invitons la communauté chrétienne à venir prier comme un acte de réparation, lundi et mardi soir à 19h30 pour réciter le chapelet et faire une prière à saint Vivent, et mercredi soir à 18h avant la messe de Noël."

Un saint au culte bien enraciné

Faudrait-il fermer les lieux de culte pour assurer leur sécurité ? "Ce ne sont pas nos paisibles églises qu'il faut fermer", réagit Nicolas Chénéchaud, le maire divers droite de la ville dans un communiqué. L’édile s’est dit scandalisé et a demandé "le renfort de la police municipale pour sécuriser les lieux et appuyer l’enquête de la police nationale", tout en réaffirmant que les "lieux de culte resteront ouverts et vivants". Un acte de profanation qui blesse tous Sablais se désole le père Nouwavi : "Saint Vivent est très populaire aux Sables-d’Olonne, en particulier auprès des anciens. Il existe ici un culte bien enraciné."

Prêtre et confesseur du IVᵉ siècle originaire du Proche-Orient, saint Vivent s’était converti au christianisme et avait fui les persécutions. Évangélisateur dans le Bas-Poitou, il accomplit plusieurs miracles, notamment la résurrection d’enfants et la guérison de malades, avant de se retirer dans des grottes autour de l’Île-d’Olonne. Selon la tradition, il aurait vécu jusqu’à 120 ans. Ses reliques, après avoir été transportées et protégées au fil des siècles face aux invasions normandes, ont été rapatriées en 1937 à l’église Notre-Dame-de-l’Assomption, où elles étaient encore vénérées par les fidèles jusqu’à ce funeste 18 décembre. 

Un acte d’une extrême violence mais qui ne doit pas éteindre cette attente de la naissance du Christ venu apporter la paix dans ce monde qui a tant besoin. Le curé le rappelle : "Nous rentrons dans ce temps d’espérance avec ce mal qui nous a beaucoup touchés et nous gardons l’espérance que le Messie viendra nous apporter la paix du cœur."

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