Un rapport anthropologique rendu début 2025 apporte de nouveaux éléments dans l’enquête sur la mort d’Émile Soleil, disparu le 8 juillet 2023 au Haut-Vernet. Selon Le Parisien, dans un article publié le 17 décembre 2025, l’expertise conclut à une lésion crânienne incompatible avec un accident, privilégiant désormais la thèse d’une intervention humaine et d'un coup fatal porté au petit garçon.
Un rapport anthropologique précise les circonstances de la disparition tragique du petit Émile Soleil, le 8 juillet 2023, révèle Le Parisien dans un article en date du 17 décembre. Rendu au début de l’année 2025, ce document apporte plusieurs détails sur les lésions observées sur la boîte crânienne du petit garçon. D'après Le Parisien, il met en évidence "une lésion de petite taille située à proximité du zygomatique droit" (un os du crâne situé sur la partie latérale du visage qui participe au relief de la pommette, NDLR) dont les caractéristiques "écartent la possibilité d’un choc avec un véhicule, d’une intervention animale ou d’une simple chute du garçonnet".
La mort d'Émile serait donc bien liée à une intervention humaine, et la conséquence d'un coup suffisamment puissant, probablement à l’aide d’un objet. Cette lésion serait l’origine la plus probable du décès d’Émile. Déjà en mars 2025, ,le procureur de la République d'Aix-en-Provence Jean-Luc Blachon avait déclaré à la presse que des "stigmates anatomiques évocateurs d’un traumatisme facial violent" avaient été détectés sur le crâne du petit garçon, conduisant les enquêteurs à se pencher sur la thèse de l'"intervention d’un tiers". Il ne s'agit donc pas véritablement d'un "basculement" de l'enquête, mais plutôt a priori d'un renforcement de cette hypothèse, qui n'a pour l'heure pas été confirmée par les autorités. Par ailleurs, les analyses des ossements et des vêtements d’Émile, retrouvés en mars 2024 par une randonneuse, ont montré que ces éléments avaient été placés et déplacés et ne reflètent pas une simple décomposition naturelle sur place.
La détresse de la famille
L'enquête se poursuit, sans que le mystère de la mort d'Émile ne soit résolu. En mars 2025, les grands-parents, ainsi qu’un oncle et une tante d’Émile avaient été placés en garde à vue dans le cadre de l’enquête pour homicide volontaire et recel de cadavre, avant d'être relâchés. Des auditions supplémentaires ont eu lieu en décembre 2025, avec ces mêmes proches, en qualité de parties civiles à ce stade, montrant que les enquêteurs continuent d’explorer plusieurs hypothèses autour du drame.
La disparition et la mort soudaine de ce petit garçon avaient ému la France entière. Une photo de son visage souriant, pissenlit derrière l'oreille, est devenue le symbole de cette affaire tragique. Emile était issu d'une famille catholique très fervente. Un flot de prières avait accompagné sa disparition pour permettre dans un premier temps de le retrouver vivant, puis pour apporter la consolation à sa famille. "Nous sommes parents et, même sachant notre petit garçon éternellement heureux au Ciel, nous continuerons de toutes nos forces à défendre sa mémoire et à tout mettre en œuvre pour que justice lui soit rendue", avaient témoigné ses parents dans une lettre pleine d'espérance. Un groupe Facebook avait été créé deux jours après la disparition d'Émile pour prier pour lui. "Eux seuls nous ont rendu supportables ces deux années, qu’ils en soient infiniment remerciés. Grâce à eux, nous continuerons à survivre." Témoignant d'une espérance chrétienne en la vie éternelle, les parents d'Émile assurent continuer "à penser à Émile, (…) à lui parler, à aller [se] recueillir sur sa tombe et à l’aimer. Jusqu’à le retrouver."












