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Le cardinal Pizzaballa en visite à Gaza à l’approche de Noël

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Cécile Séveirac - publié le 19/12/25
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Le cardinal Pierbattista Pizzaballa, patriarche latin de Jérusalem, s'est rendu dans la bande de Gaza ce vendredi 19 décembre, auprès de la paroisse catholique de la Sainte-Famille très éprouvée par la guerre. Cette visite est pour elle un véritable soutien et une source d'espérance.

Alors que les chrétiens de Gaza s'apprêtent à passer un Noël difficile pour la troisième année consécutive, le cardinal Pierbattista Pizzaballa, patriarche latin de Jérusalem, s'est rendu auprès d'eux ce vendredi 19 décembre. Le cardinal a effectué une visite pastorale dans la paroisse catholique de la Sainte-Famille, au cours de laquelle il a ainsi pu rencontrer les fidèles et le clergé toujours présents malgré la guerre, déclare le patriarcat latin dans un communiqué.

Cette visite permet notamment à Mgr Pizzaballa d'évaluer les besoins de la paroisse en ressources humanitaires et de réfléchir à de nouvelles initiatives pour la survie de la communauté sur place. Elle marque également "le début des célébrations de Noël pour une communauté qui a traversé et continue de traverser des périodes sombres et difficiles", note le Patriarcat latin de Jérusalem. Le cardinal s'est rendu à de nombreuses reprises auprès de cette paroisse afin de lui apporter son soutien. L'année dernière, il était venu à la même période pour y célébrer la messe de Noël par anticipation.

La communauté chrétienne de Gaza, réduite à peau de chagrin mais enracinée depuis près de deux mille ans, tente de survivre dans l'enclave depuis le début de la riposte israélienne à l'attaque terroriste du Hamas. Selon plusieurs estimations, les chrétiens étaient entre 5.000 et 3.000 en 2007. De 1.000 chrétiens comptabilisés en 2023 au début de la guerre, ils ne sont aujourd'hui plus que quelques centaines, entre 500 et 700, rassemblés autour des églises de la Sainte-Famille (catholique) et de Saint-Porphyre (orthodoxe). Depuis les opérations militaires, ils luttent pour leur survie, refusant de quitter l'enclave. Une vingtaine d'orthodoxes ont ainsi été tués dans des bombardements de l'église Saint-Porphyre. Chez les catholiques, une frappe aérienne a également entraîné la mort de trois personnes, blessant le père Romanelli, curé de la paroisse. Deux femmes ont même été abattues par l'armée israélienne alors qu'elles étaient dans l'enceinte de la paroisse.

Cessez-le-feu fragile et souffle d'espérance

 "Nous essayons de maintenir une discipline spirituelle. C'est ce qui nous sauve", confiait à Aleteia le père Gabriel Romanelli, le 8 octobre 2024. Messe quotidienne, adoration du Saint-Sacrement, chapelet, catéchisme et cours pour les enfants... "Ce qui nous donne le plus de force, c'est d'avoir avec nous la présence réelle de Jésus Eucharistie", poursuivait le père Gabriel.

Depuis l’instauration d’un cessez-le-feu fragile en octobre 2025, la situation à Gaza reste extrêmement précaire. Si les combats à grande échelle ont cessé, les violences sporadiques continuent de faire des victimes. Sur le plan humanitaire, la famine est terminée grâce à une amélioration partielle de l’aide, mais plus d’un million et demi de personnes souffrent encore de malnutrition sévère. Près de 900.000 déplacés vivent dans des conditions précaires, exposés aux intempéries hivernales qui aggravent leur situation. Les infrastructures essentielles, notamment les hôpitaux et les écoles, sont gravement endommagées, limitant l’accès aux soins et à l’éducation.

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