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[VIDÉO] Père Laurent, gardien d’un lieu doublement saint à Jérusalem

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Cécile Séveirac - Augustin de Saulieu - publié le 17/12/25
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Chaque semaine de l'Avent, Aleteia vous emmène à la rencontre des chrétiens de Terre sainte, dont les témoignages disent à la fois l’épreuve, la persévérance et une espérance qui ne renonce pas. Aujourd'hui, partez à la rencontre de père Laurent, missionnaire d'Afrique. Sa congrégation administre la basilique Sainte-Anne à Jérusalem, haut lieu chrétien situé juste à côté des vestiges de la piscine de Bethesda, où le Christ a guéri un paralytique.

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"Lève-toi, prends ton brancard, et marche." Tirée de l'Évangile selon Saint Jean (Jn 5, 8), cette phrase est associée à l'une des plus célèbres guérisons du Christ au cours de sa vie publique à Jérusalem, celle du paralytique. Cette scène a eu lieu, rapporte saint Jean, dans un endroit bien précis de Jérusalem, "près de la porte des Brebis", dans "une piscine qu’on appelle en hébreu Bethzatha".

Les vestiges de ce lieu sont encore aujourd'hui visibles. Ils se cachent derrière une porte jouxtant la porte des Lions (qui correspond à la porte des Brebis mentionnée par Jean), en plein cœur du quartier musulman de la Vieille Ville. Ici vit la Congrégation des Missionnaires d’Afrique, couramment appelés les Pères Blancs (en raison de la couleur de leurs soutanes), qui administre les lieux depuis la fin du XIXe siècle. Ce lieu est saint à double titre : outre le miracle de la piscine de Bethesda, la tradition veut que la Vierge Marie soit née juste à côté, où se trouvait, selon un évangile apocryphe (le Protoévangile de Jacques), la maison d'Anne et Joachim. Une église, aujourd'hui basilique, a été construite sur son emplacement par les croisés entre 1131 et 1138 afin de remplacer un édifice byzantin détruit lors du sac de Jérusalem par les Perses en 614. Sa splendide architecture du XIIe siècle est l’un des rares exemples d’architecture romane croisée encore conservée dans la vieille ville de Jérusalem.

Une acoustique exceptionnelle

Alors que de nombreuses églises ont été rasées lors de la reconquête de Jérusalem par Saladin en 1187, l'église Sainte-Anne a été épargnée tout en étant transformée en école coranique. Restauré au XIXe siècle sous l'égide française, l'édifice demeure aujourd'hui sous la tutelle de l'État français et des Pères Blancs (Missionnaires d'Afrique). Son point fort ? L'acoustique, réputée exceptionnelle et unanimement reconnue comme l’une des meilleures pour le chant sacré dans l’architecture romane. Pour le vérifier, il suffit d'écouter le père Laurent, missionnaire d'Afrique à Jérusalem. Vidéo.

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