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Quel jour seront fêtés les cinquante martyrs du nazisme ?

Martyrs du nazisme béatifiés : "Le père de Porcaro allait vers son propre Golgotha"

Raymond Cayré (1915-1944, Joël Anglès d’Auriac (1922-1944), Henri Marannes (1923-1945), reconnus martyrs en haine de la foi par Léon XIV.

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Mathilde de Robien - publié le 13/12/25
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Ce samedi 13 décembre, l’Église a donné aux fidèles cinquante nouveaux bienheureux, martyrs de l'apostolat, morts par haine de leur foi sous le régime nazi en 1944 et 1945. Ils seront désormais célébrés le 5 mai de chaque année.

Notre-Dame de Paris a accueilli ce samedi 13 décembre la plus grande béatification collective jamais organisée en France. Cinquante Français, martyrs de l'apostolat, ont été béatifiés lors d’une célébration grave et fervente présidée par le cardinal Jean-Claude Hollerich, archevêque de Luxembourg. Prêtres diocésains, religieux, séminaristes ou laïcs, tous ont été tués en haine de la foi par les nazis pour avoir été porter clandestinement une assistance spirituelle aux jeunes Français envoyés en Allemagne dans le cadre du Service du travail obligatoire (STO).

Ils sont honorés par l’Église sous le nom de Raymond Cayré, Gérard-Martin Cendrier, Roger Vallée, Jean Mestre et leurs 46 compagnons, les quatre premiers cités représentant les quatre "groupes" (prêtres diocésains, religieux, séminaristes et laïcs). Désormais bienheureux, ils peuvent être vénérés par un culte public. C'est la date du 5 mai qui a été retenue pour leur fête. Il s’agit du jour de la mort du plus jeune des martyrs, Jean Mestre, jociste de Paris, décédé à Brunswick le 5 mai 1944 à l'âge de 19 ans. Avant de partir pour le STO, il avait dit à sa mère : « Tu vois, maman, tu es mon seul amour sur terre, car je ne suis fiancé. Je t’aime de tout mon cœur ; mais ne sois pas jalouse, j’aime Jésus Christ encore plus que toi : et je sens qu’il m’appelle à être son témoin auprès de mes camarades qui vont vivre des moments difficiles. Pardonne-moi si je te fais de la peine. »

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