Missionnaires, chamans, papes, diplomates et idoles : autant d'acteurs qui se cachent derrière l'histoire de la collection des ors précolombiens des Musées du Vatican.<br>
"Des ors scintillants et précieux qui arrivent des temps lointains...". Ainsi commence le magnifique ouvrage présenté le 27 novembre aux Musées du Vatican sur les "Ors précolombiens du Musée profane", réalisé sous la direction de Jean-François Genotte. Une présence inattendu dans les musées des papes : que font à Rome ces larges pectoraux d'alliages rutilants, aux becs d'aigle ciselés, ces figures énigmatiques - divinités, hommes-oiseaux, caciques ou chamans – venus d'époques et de contrées très éloignées ? Ces dernières années, les collections d'"arts premiers" des musées occidentaux se sont retrouvées sous le feu des critiques. Certains pays ou descendants de peuples autochtones ont en effet mis en cause les conditions dans lesquelles ces collections ont été constituées, et ont souvent demandé leur restitution. Ces tensions post-coloniales n'ont pas épargné les collections des papes – en témoigne le don récent de 62 objets autochtones du Canada – même si on ne peut pas parler dans ce cas de restitution.





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