Après avoir conquis plus de 250.000 spectateurs en France et s’être offert une tournée italienne en janvier 2025, le spectacle musical événement Bernadette de Lourdes, né dans la cité mariale en 2019, s’exporte outre-Atlantique. Le lancement de Bernadette the Musical est prévu dès le mois de février 2026 aux États-Unis. Une aventure américaine à laquelle participe la jeune Eyma Scharen, reprenant son rôle de Bernadette Soubirous. À l’occasion de son passage à Lourdes pour la fête de l’Immaculée Conception, la jeune femme a partagé avec Aleteia les coulisses de la nouvelle aventure qui s’offre à elle.
La comédie musicale arrive aux États-Unis en février 2026. C’est une nouvelle étape majeure dans votre carrière. Comment la vivez-vous ?
Eyma Scharen : Quand mon producteur m’a appris il y a deux ans que j’irais aux États-Unis, je ne l’ai pas cru. À cette époque, nous étions en tournée en France et au Palais des Sports à Paris. Je trouvais cela déjà extraordinaire car à la base le spectacle ne devait rester qu’à Lourdes. J’étais aussi honorée et heureuse que les producteurs américains, qui sont venus regarder le spectacle en français, m’aient choisi pour le spectacle en anglais. Les répétitions ont commencé le 3 novembre. Je passe de la France aux États-Unis et des États-Unis au Canada, à Montréal, pour les répétitions. Il y a beaucoup d’informations à assimiler mais ce n’est que du bonheur. Je pense que je ne réalise toujours pas ce qui m’arrive, je le comprendrai certainement le jour de la première.
Lourdes est une ville d’espoir et d’amour et c’est aussi ce que je veux transmettre aux spectateurs américains.
Vous allez devoir chanter le spectacle en anglais. Est-ce que ça change votre manière de vivre les émotions du rôle ?
Oui, bien sûr. C’est un nouveau challenge pour moi. Je prends des cours d’anglais avec une professeur particulière deux fois par semaine depuis un an. Mes repères ne sont plus les mêmes. J’ai commencé à jouer avec Gregory Deck (Commissaire Jacomet) et David Ban (François Soubirous). J'étais habituée à jouer avec eux, ils étaient mes piliers. Je dois désormais retrouver mes marques. Tout est nouveau, les ressentis ne sont pas les mêmes, mais c’est très intéressant.
Qu'aimeriez-vous que le public américain retienne de ce spectacle ?
Sa simplicité, son émotion, et bien sûr le message de Bernadette : qu’il faut toujours suivre ce que l’on est, rester intègre et se battre pour ses idées et ses objectifs. J’aime beaucoup son caractère.
Vous avez été castée pour la comédie musicale à l’âge de 17 ans. Aujourd’hui, vous en avez 23 et l’aventure se poursuit. Vous sentez-vous transformée, humainement, artistiquement, spirituellement ?
Je pense que beaucoup de choses se sont transformées en moi. Je ne suis plus la Eyma du début. Je me suis davantage ouverte aux autres, même si j’étais déjà très sociable. Ma sensibilité a aussi complètement évolué car j’ai rencontré beaucoup de personnes à Lourdes, notamment des malades. Lourdes est une ville d’espoir et d’amour et c’est aussi ce que je veux transmettre aux spectateurs américains.
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Si vous deviez résumer en quelques phrases ce que Bernadette a apporté à votre vie, ce serait quoi ?
Cette aventure a changé ma vie et ma façon de voir les autres. Ma famille aussi a été transformée. Au début, mon père avait mis son travail en pause pour pouvoir me suivre en famille. Il a géré la billetterie du spectacle. Ma maman a également travaillé pour la production, et mon frère et ma sœur ont fait les cours par correspondance. Chaque soir, je montais sur scène en sachant que ma famille était dans la salle et m’entourait. Ma grand-mère est décédée il y a deux mois. À l’époque, elle était malade et je pense qu’elle a tenu quelques années de plus grâce à Lourdes et au fait de me voir jouer. Alors que je prépare mon spectacle aux États-Unis, je sens sa présence et je sais qu’elle veille sur moi.










