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Dans les rues de Lyon, la Madone a retrouvé sa place

Dans les rues de Lyon, la Madone a retrouvé sa place

Une statue de la Vierge Marie orne un bâtiment de Lyon.

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Louis de La Houplière - publié le 07/12/25
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Les Dominicains de Lyon ont béni le 6 décembre une statue de la Vierge Marie, restaurée et qui a retrouvé sa place dans la rue où se trouve le couvent. Une tradition qui remonte au XVIIe siècle et qu’essaie de faire perdurer l’association Les madones de Lyon.

En l’absence de cette petite statue d’un mètre de haut, l’angle de cette rue de Lyon faisait bien vide. Le 6 décembre, le problème a été résolu : restaurée, la madone a pu retrouver sa place, nichée dans la rue où se sont installés les frères Dominicains. Le frère Yves a pu bénir la statue, entouré de quelques dizaines d’habitants du quartier et de frères étudiants.

Un événement qui s’inscrit dans une longue tradition dans cette grande ville dominée par la basilique Notre-Dame de Fourvière. Depuis le XVIIe siècle, des statues de la Vierge Marie ornent les façades des bâtiments de la ville. Soucieux de faire perdurer cette tradition, l’association Les madones de Lyon veille à leur entretien et à leur restauration. À la veille de la fête de l’Immaculée Conception et de l’ouverture de la fête des Lumières, à Lyon, l’événement prend tout son sens.

Près de 200 statues

C’est par une délibération du 12 mars 1643 que les consuls de Lyon décident de mettre la ville "sous la protection toute puissante de la très-sainte et immaculée Vierge Marie, Mère de Jésus-Christ, nostre Seigneur". Ce "vœu des échevins" prévoyait également l’installation de nouvelles madones un peu partout dans la ville. S'il est difficile de les comptabiliser, les écrits et recensements de Jean de Bombourg et du père Ménestrier des XVIIe et XVIIIe siècles, estiment qu'il existe environ une centaine de statues partout dans la ville à cette époque. Aujourd’hui, et avec le regain de piété mariale au XIXe siècle, ce nombre a considérablement augmenté, pour atteindre environ 200 statues. La plupart des statues et niches qui sont érigées sur lesfaçades des immeubles lyonnais l’ont été par des anonymes, animés par un élan missionnaire et une foi discrète. Un esprit qui n’a pas été perdu, pour donner, ce 6 décembre, ce beau moment d’unité pour le quartier.

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