Le 8 décembre, dans la capitale des Gaules, quelle effervescence ! Pour les Lyonnais, ce rendez-vous incontournable est une sorte de 14 juillet marial, feux d’artifice pétaradants en moins, illuminations et procession aux flambeaux en plus. À cette occasion, les Œuvres pontificales missionnaires (OPM) proposent de vivre "une démarche spirituelle avec Marie Immaculée". Nées à Lyon en 1822, les OPM sont en effet le fruit de l’initiative d’une jeune Lyonnaise, Pauline Jaricot, béatifiée en mai 2022.=
"Le fil conducteur, c’est elle", souligne auprès d’Aleteia Jeanne Orlé, responsable du Centre de Documentation et d’Archives des OPM, en charge du pôle muséal de la Maison de Lorette, dernière demeure de Pauline Jaricot. "Elle était très impliquée dans la dévotion mariale et a très vite souscrit au culte de l’Immaculée Conception. Elle était même assez prophétique puisqu’on était alors dans les années 1830 et que le dogme n’a été proclamé solennellement qu’en 1854". "C’était quelqu’un d’habité par la Vierge", enchérit pour sa part Claire Rocher, directrice de la communication des OPM en France. Sur le fronton de sa maison, Pauline Jaricot avait d’ailleurs fait inscrire dès 1833 : "Marie, conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous". Elle avait aussi posé sur la façade des plaques gravées de litanies mariales, affichant ainsi de façon évidente une spiritualité marquée par l'intercession de Marie et son “Immaculée Conception”.
“C’est un lieu vivant, pas juste un lieu de mémoire. Il s’y passe quelque chose !”
Aujourd’hui, la fête des Lumières n’est plus une simple manifestation de piété populaire puisqu’elle est accompagnée d’une myriade d’illuminations et d’animations proposées par la ville de Lyon. Qui ne gomment pas pour autant les propositions spirituelles. "Lyon, ce n’est pas que la fête des Lumières, c’est celle de la vraie Lumière, celle du Christ !", s’exclame Claire Rocher. Le 8 décembre, la maison de Lorette sera donc ouverte toute la journée. Situé entre la cathédrale Saint-Jean et la basilique de Fourvière, son emplacement est idéal. "C’est un lieu vivant, pas juste un lieu de mémoire. Il s’y passe quelque chose. Énormément de gens passent par le Jardin du Rosaire quand ils montent vers Fourvière et ce serait dommage de ne pas y faire étape", soutient-elle. "Pour nous il s’agit d’une grande date de l’année", appuie Jeanne Orlé. "C’est un moment porteur de spiritualité", spiritualité dont les OPM restent, affirme-t-elle, “les héritières”.
Au programme, messe consacrée à la solennité de l’Immaculée Conception, chapelet, adoration et confessions. Jusqu’à vingt-deux heures, le lieu sera ouvert à tous avec un accueil convivial, des bénévoles, des boissons chaudes. La particularité de cette année ? La présence d’une chorale malgache qui interprétera des chants de louange. "Ce seront essentiellement des chants à Marie et chacun d’eux sera introduit en français", poursuit Jeanne Orlé. Pourquoi un tel choix ? "Dans la conception de Pauline, il y a la notion de l’universalité du message du Christ et de la mission". En quelque sorte, cela fait partie de l’ADN des OPM. "L’idée est de mettre en valeur une autre culture. Il y a à la fois une piété très visible, avec des danses et des chants très animés, mêlés à une sorte de beauté et de pureté qui me touchent personnellement énormément". L’occasion, donc, de célébrer la mission universelle autour de la figure de Marie. Que demander de plus un 8 décembre ?
En partenariat avec les Œuvres Pontificales Missionnaires











