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Pourquoi saint Charbel est-il représenté les yeux fermés ?

Images de saint Charbel

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Mathilde de Robien - publié le 30/11/25
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<em>Saint Charbel obéissait à la règle de l’ermitage maronite selon laquelle les moines ermites recevaient leurs visiteurs dans une attitude d’humble serviteur. Ses yeux fermés évoquent aussi le fait que son regard était tourné non pas vers ce monde mais vers Dieu.</em>

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Ce lundi 1er décembre, au deuxième jour de son voyage au Liban, le pape Léon XIV va se recueillir auprès du tombeau de saint Charbel, moine ermite maronite du XIXe siècle et grand saint thaumaturge, au monastère Saint Maroun, à Annaya. Un geste fort qui reflète non seulement l’attachement du Pape au moine libanais mais qui signifie aussi le lien que le Saint-Siège entretient avec la communauté maronite, communauté catholique la plus importante en Orient.

Saint Charbel est toujours représenté, dans l’iconographie traditionnelle, les yeux fermés. Le visage encadré d’une barbe blanche et d’un capuchon noir, auréolé de la lumière de la sainteté, saint Charbel a effectivement les yeux fermés, comme s’il était en train de prier. "Saint Charbel était un moine ermite, or l’ermite maronite ne regarde pas le fidèle qui vient le visiter, il est son serviteur", explique à Aleteia Mgr Samer Nassif, chorévêque du diocèse de Sidon au Liban. Il obéit en cela à la règle de l’ermitage maronite selon laquelle les moines ermites recevaient leurs visiteurs dans une attitude d’humble serviteur.

Ermite et humble serviteur

Depuis saint Maron, et comme l’a perpétué la tradition, les ermites, dans le monachisme oriental maronite, ne vivent pas coupés du monde : les matinées sont réservées à la messe et à la prière, mais les après-midi sont ponctuées par les visites des fidèles, qui viennent solliciter un conseil, une bénédiction ou une parole de vie. "Le moine maronite est comme un serviteur, il demande à ses visiteurs : "Qu’est-ce que je peux faire pour toi ?" C’est une des particularités du monachisme oriental maronite, et cette forme de vie monastique a contribué à répandre la chrétienté au Moyen-Orient", souligne le chorévêque maronite.

L’ermite maronite ne vit pas non plus coupé des souffrances du monde, bien au contraire. Charbel Makhlouf n’ignore pas, à cette époque, les violentes persécutions à l’encontre des chrétiens maronites au Mont-Liban. Il a 32 ans lors du massacre des maronites en 1860. "Saint Charbel est dans le monde, dans la mesure où il souffre avec son peuple et prie pour lui, mais il n’est pas de ce monde", assure Mgr Samer Nassif. "Il a les yeux fermés car il est tourné vers Dieu, il appartient au Ciel." Ses yeux fermés évoquent son détachement du monde. "Il a renoncé à la richesse et à la gloire de ce monde pour suivre Dieu, il ne voulait même aucun pouvoir dans sa communauté. En entrant au monastère, il ne cherchait que "la gloire de Dieu" et "le salut de [son] âme"".

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