separateurCreated with Sketch.

La mairie d’Asnières peut rappeler le sens de Noël dans son bulletin

whatsappfacebooktwitter-xemailnative
Louis de La Houplière - publié le 28/11/25
whatsappfacebooktwitter-xemailnative
La cour administrative d’appel de Versailles a rejeté le 20 novembre les recours de deux élus qui contestaient un éditorial du maire d’Asnières de décembre 2023, rappelant l’origine chrétienne de Noël. L’édile est également pointé du doigt pour l’installation d’une crèche, chaque année, dans le hall de la mairie.

Peut-on encore rappeler dans un journal communal le sens de la fête de Noël ? Pour la cour administrative de Versailles, il semble que oui. Depuis deux ans, la justice était aux prises avec une affaire dont le thème revient souvent durant l’Avent : cette fois-ci, il n’est pas question dans cette décision de crèche dans le hall d’une mairie, mais la mention de l’origine chrétienne de Noël, dans un journal communal d’Asnières, dans les Hauts-de-Seine. Un éditorial de décembre 2023 qui n’avait pas plu à deux élus de gauche, qui ont tenté depuis deux ans de faire condamner le maire LR Manuel Aeschlimann, au motif du non-respect de la laïcité. Une manœuvre qui a finalement échoué, ce 20 novembre.

Le propos qui avait fait bondir Pierre Ouzoulias (sénateur communiste) et Nino Schillaci (ancien candidat LFI aux municipales) ? "La société de consommation a fait de Noël une fête commerciale, écrivait alors Manuel Aeschlimann dans le journal de la ville d'Asnières. Mais n’oublions jamais qu’avant tout, Noël est une fête qui vient célébrer la naissance de Jésus-Christ. Dans le monde actuel, en manque de repères sérieux et intangibles, il est parfois utile de rappeler que certaines choses ont un sens." À ce court texte était assortie une image de la Nativité.

Considérant que ce propos dérogeait au principe de laïcité et de neutralité des services publics, les deux élus avaient déposé un recours devant le Tribunal Administratif. Près d’un an plus tard, dans une décision datée du 5 novembre 2024, le Tribunal Administratif de Cergy Pontoise rejetait le recours des deux hommes, considérant qu’ils n’avaient pas d’intérêt à agir. "Par ailleurs, si M. Ouzoulias fait savoir qu’il est "très investi" sur les questions de laïcité, en tout état de cause, il ne l’établit pas. Dès lors, il ne justifie pas d’un intérêt personnel suffisamment direct et certain lui donnant qualité pour contester la légalité de la décision litigieuse", indiquait la décision. Piqués au vif, ces derniers faisaient appel, bien décidés à mener leur bataille jusqu’au bout. Depuis, une année s’est écoulée. Il y a quelques jours, la Cour d’Appel de Versailles rendait public son arrêt et rejetait l’appel des deux élus.

"La Cour d’Appel nous donne raison, a fait savoir le maire d’Asnières. Le principe de laïcité n’interdit pas à un maire de rappeler l’origine religieuse d’une fête ou d’une cérémonie", ajoutant que son éditorial rappelait "une réalité historique qui ne dérange ni les musulmans, ni les juifs".

"Nos repères et nos valeurs"

Mais un autre sujet préoccupe actuellement ce maire LR, attaché aux traditions. Chaque année, il fait installer une crèche dans le hall des pas perdus de l’hôtel de ville. Attaqué depuis plusieurs années par l’association laïciste Libre Pensée à ce sujet, Manuel Aeschlimann, "lassé par ces procédures", hésite visiblement cette année à installer cette crèche, selon Le Parisien. D’autant qu’un jugement rendu par le Tribunal administratif de Cergy le 5 novembre annule la décision du maire d’avoir installé une crèche en 2023 dans le hall de la mairie. À l’origine de la manœuvre : la Libre Pensée. "Ce n’est pas du prosélytisme, a-t-il affirmé au quotidien. En vérité, les seuls que cette crèche dérange, ce sont les gens de cette association."

L’édile est au contraire convaincu que ses administrés apprécient cette tradition et toutes celles qui précèdent la Nativité. Il y a quelques jours, il invitait toute la ville à l’inauguration du marché de Noël, avec un message sans détour : "Noël disparaît dans certaines villes, pas chez nous ! Les médias révèlent que de plus en plus de villes en France suppriment le terme Noël et remplacent celui-ci par le terme fête d’hiver ou bel hiver… À Asnières, nous ferons naturellement un marché de Noël, avec des chants de Noël et des décorations de Noël. Ce n’est pas un problème pour les catholiques, pour les musulmans, les juifs, les protestants. Et ce n’est pas non plus un problème pour les laïcs dans leur immense majorité. C’est juste un problème pour des militants politiques d’extrême gauche, qui veulent effacer nos repères et nos valeurs."

Vous avez aimé cet article et souhaitez en savoir plus ?

Recevez Aleteia chaque jour dans votre boite e−mail, c’est gratuit !

Vous aimez le contenu de Aleteia ?

Aidez-nous à couvrir les frais de production des articles que vous lisez, et soutenez la mission d’Aleteia !

Grâce à la déduction fiscale, vous pouvez soutenir le premier site internet catholique au monde tout en réduisant vos impôts. Profitez-en !

(avec déduction fiscale)