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Camille de Certaines : “Être femme, c’est donner quelque chose de soi au monde”

Femme qui sourit
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Mathilde de Robien - publié le 27/11/25
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<em>Pour Camille de Certaines, cofondatrice du parcours "Mademoiselle PotenCiel", chaque femme possède cette aptitude incroyable à communiquer la vie autour d’elle et à faire grandir les personnes qui l’entourent. Une conviction qu’elle essaie de transmettre aux jeunes femmes à travers ses parcours et un livre récemment publié chez Artège. "Notre but est de faire découvrir aux jeunes femmes la joie de la féminité", confie-t-elle à Aleteia.</em>

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Chaque femme porte en elle un trésor, qu’elle sous-estime parfois, voire qu’elle ignore. C’est pour faire découvrir aux jeunes filles cet incroyable trésor lié à la féminité que Camille de Certaines et Quitterie Didier ont cofondé, avec Caroline Annota, le parcours "Mademoiselle PotenCiel", invitant les jeunes femmes à accueillir leur potentiel féminin. Elles ont publié récemment un livre sous forme de confidences adressées aux jeunes femmes de 17 à 25 ans, cet âge charnière où toutes les opportunités de la vie sont ouvertes mais où il est difficile de faire des bons choix quand on ne se connaît pas bien. Une invitation lancée à chaque jeune fille à devenir soi-même et accomplir sa nature profonde en tant que femme pour illuminer le monde. Camille de  Certaines explique pourquoi il s’agit là d’un enjeu crucial : le bonheur de chaque femme, et du monde qui l’entoure, en dépend !

Aleteia : Vous accompagnez des jeunes filles qui ont entre 17 et 25 ans, quel constat faites-vous de leur état, de leur manière d’envisager l’avenir, de leurs éventuelles appréhensions ?
Camille de Certaines : Elles sont à l’heure des grands choix de vie, et, pour certaines, c’est vertigineux. Elles ont beaucoup d’incertitudes, de peurs, de questions sur la vie affective. Elles sont parfois témoins des déboires de couples autour d’elles, elles ne savent pas très bien où chercher pour s’inspirer de modèles. Et puis nous mesurons tous les jours le poids des réseaux sociaux sur leurs épaules et cette exigence du paraître !

Comment se manifeste cette influence des réseaux dans leur vie quotidienne ?
Il y a un fossé énorme entre ce que les jeunes filles montrent sur les réseaux et qui elles sont réellement. Elles jouent un rôle, elles s’imposent un devoir de paraître, au point de se déconnecter de qui elles sont vraiment. Résultat, elles ne savent plus bien qui elles sont, ni quels sont leurs talents, leur authenticité, leur unicité, leur vraie beauté… ni ce qu’est être une femme.

Il y a une rupture dans la transmission entre les mères et leurs filles.

C’est à cette découverte de la féminité que vous voulez les amener ?
Notre but est de leur faire redécouvrir la nature de la femme, la joie d’être femme. Cela n’a rien d’évident pour elles. Il y a une rupture dans la transmission entre les mères et leurs filles, elles n’ont plus le temps de parler et les filles ont besoin d’une parole de vérité. Elles sentent confusément dans le fond de leur cœur que la féminité est enthousiasmante, mais c’est une parole qu’elles n’ont pas toujours entendue.

Quel aspect de la féminité mettez-vous en avant ?
C’est ce que nous appelons le leadership féminin, cette capacité qu’a la femme à communiquer la vie. Plus une femme s’accepte, avec ses forces et ses faiblesses, plus elle communique la vie aux personnes qu’elle côtoie. La femme communique la vie qu’elle reçoit, c’est cela le véritable leadership féminin. Elle rend plus vivantes les personnes qu’elle rencontre. Elle communique une force et une espérance. C’est quelque chose de l’ordre de la relation. Une attitude constructive qui aide l’autre à devenir acteur de sa vie. C’est une disposition de l’être en vue de la croissance de l’autre. C’est une dynamique de don de soi. Et la femme s’épanouit dans le don d’elle-même. Être femme, c’est être féconde, c’est donner quelque chose de soi au monde.

Comment les jeunes filles accueillent-elles cette vision de la féminité ? C’est un discours exigeant, imprégné d’anthropologie chrétienne, altruiste, qui va à l’encontre de la définition de l’épanouissement personnel et autocentré tel que la société moderne le définit aujourd’hui !
Nous les faisons réfléchir sur ce qui les rend vraiment heureuses. Et en prenant le temps de faire silence, d’écouter leur cœur, elles relisent ces moments de leur vie où elles se sont données, où elles ont été un soutien pour les autres, où elles ont écouté cette amie qui en avait besoin, où elles ont rendu service, et elles réalisent qu’elles ont trouvé de la joie dans le don d’elle-même. La femme a tellement ancré en elle ce désir d’aimer et d’être aimée ! La femme est faite pour aimer, pour se donner en aimant. Le mode complétif de la femme se réalise dans la maternité, mais aussi dans toutes les dimensions d’aide et d’écoute. Et dès 17-18 ans, les jeunes filles en sont conscientes et peuvent en faire l’expérience.

Pratique

Mademoiselle PotenCiel, 28 confidences pour devenir celle que tu es !, Camille de Certaines et Quitterie Didier, Artège, septembre 2025, 16,90 euros.
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