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Ukraine, service national… Les mises au point d’Emmanuel Macron sur RTL

4 min de lecture
Emmanuel Macron rend hommage au cardinal Vingt-Trois

Crédit : LUDOVIC MARIN | AFP

Emmanuel Macron.

Invité de RTL et M6 ce 25 novembre, Emmanuel Macron a évoqué la guerre en Ukraine. Qualifiant la Russie de menace, le président de la République est revenu sur l'envoi de forces françaises en Ukraine, l'instauration d'un service militaire volontaire, ainsi que sur l'adoption du budget 2026.

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Dans une interview diffusée mardi 25 novembre sur RTL, Emmanuel Macron s'est exprimé sur la guerre en Ukraine et a appelé à ne pas être "faible" face à la "menace" de la Russie qui a "une posture beaucoup plus agressive".

"Nous aurions tort d'être faible face à cette menace. Et donc si nous voulons nous protéger, nous Français, ce qui est ma seule obsession, nous devons montrer que nous ne sommes pas faibles avec la puissance qui nous menace le plus", a déclaré le chef de l'État qui participera dans l'après-midi à une réunion par visioconférence de la coalition des soutiens de l'Ukraine.

"Si nous sommes faibles en Ukraine, si on dit c'est plus notre problème, au fond, ils sont très loin, (...) on va laisser tomber l'Ukraine", a prévenu Emmanuel Macron. "Ce jour là, vous donnez un signal de faiblesse (...) à la Russie qui, au fond, depuis dix ans, a fait un choix stratégique, c'est de redevenir une puissance impériale, c'est à dire d'avancer partout", a-t-il développé.

Quant à la question des actifs russes gelés, que le président américain Donald Trump souhaiterait dans son plan investir dans des projets menés par les États-Unis pour la reconstruction de l'Ukraine, le président français a rappelé que c'était "aux Européens de décider" quoi en faire. "Les Européens sont les seuls qui ont à dire, parce que ça fait partie du plan, ce qu'on fera avec les actifs russes gelés qui sont détenus par les Européens", a-t-il tranché. Le plan en 28 points proposé par Donald Trump prévoit notamment que "100 milliards de dollars d'actifs russes gelés seront investis dans les projets menés par les Etats-Unis pour reconstruire et investir en Ukraine, les Etats-Unis recevant 50% des bénéfices de l'initiative".

Pas de "jeunes" en Ukraine, mais une force de maintien de paix

Emmanuel Macron a par ailleurs répété que la France n'avait pas l'intention d'"envoyer nos jeunes en Ukraine", alors qu'il s'apprête à annoncer jeudi l'instauration d'un nouveau service national volontaire. Le chef de l'État a confirmé qu'il préciserait jeudi "la transformation du service national universel vers une nouvelle forme", sans fournir plus de précisions. "Il faut vraiment, en tout cas tout de suite, supprimer toute idée confuse qui consisterait à dire qu'on va envoyer nos jeunes en Ukraine. Ce n'est pas du tout le sens de cette affaire", a-t-il insisté. Cette mise au point fait suite aux propos polémiques du chef d'état-major des armées Fabien Mandon, qui avait expliqué quelques jours plus tôt lors d'une rencontre avec les maires de France que le pays devait être prêt à "perdre ses enfants"

En revanche, dans le cas où un cessez-le-feu durable viendrait enfin à être adopté, Emmanuel Macron a envisagé l'envoi de "forces de réassurance", composées de soldats britanniques, français et turcs. Ces troupes seraient déployées "le jour où la paix est signée, donc pas dans un contexte de guerre". Elles auraient pour mission de contribuer à la formation de l’armée ukrainienne, "son équipement, sa capacité à se déployer sur les mois et les années qui viennent".

Budget 2026

Interrogé sur le projet de budget pour 2026 qui patine au Parlement depuis deux mois, Emmanuel Macron a affirmé avoir "bon espoir" de voir enfin un compromis se dégager "dans les prochaines semaines" , malgré son rejet en première lecture à l’Assemblée. Quant à la question de savoir si une dissolution pouvait être envisagée dans le cas où l'Assemblée échouait à voter le budget d'ici la fin de l'année, Emmanuel Macron a assuré ne pas "faire de la politique-fiction".