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En peine pour trouver une musique
"Le montage du film a été laborieux", se souviennent les réalisateurs. "On s’est retrouvé au mois de juin, quelques jours avant l’avant-première à Paray-le-Monial, et nous n’avions toujours pas de musique." Généralement, Steve et Sabrina Gunnell achètent des licences de musiques sur des banques de données. C’est tout du moins ce qu’ils ont fait pour leurs huit films précédents. Les tarifs sont en effet nettement plus abordables que des musiques originales. "Mais là, on ne trouvait pas, c’était compliqué, rien n’allait", raconte le couple de réalisateurs.
Trouver les musiques, c’est le job de Steve. "Je ramais, je manquais de temps, je commençais vraiment à m’inquiéter, on était complètement sur le carreau !", raconte-t-il. Il se met alors à fouiller dans son téléphone, pendant des heures, essayant de retrouver les messages que les compositeurs envoient de temps en temps pour se faire connaître auprès des réalisateurs. "Et je tombe, en remontant la messagerie d’un de nos réseaux sociaux, sur un message de Thierry qu’il m’avait laissé il y a 4 ou 5 ans, avec son numéro de téléphone." Steve appelle, et laisse un message sur le répondeur. C’était début juin, un mercredi. Thierry rappelle un peu plus tard, et demande à voir le film. Steve et Sabrina lui envoient un lien dans l’après-midi.
L’émotion de Thierry Malet
"Ils m’ont envoyé leur film, je l’ai regardé plusieurs fois, j’ai été très ému, à tel point que je n’ai pas pu les rappeler tout de suite", confie le compositeur. "J’ai trouvé les témoins extrêmement poignants. Avec ces témoignages, mais on est dans l’huile bouillante de l’amour que Dieu a pour les hommes !", souffle-t-il, la voix encore chargée d’émotion. Thierry Malet rappelle les Gunnell tard dans la soirée, leur partage son enthousiasme, leur dit qu’il est très inspiré, qu’il se lance et leur propose de se rencontrer le lundi suivant. En cinq jours et cinq nuits - un "record absolu", selon les mots de Thierry Malet -, le compositeur écrit les partitions. "J’étais tellement touché par le film que tout m’est venu très vite, dès les premières images", explique-t-il.
Il avait compris l’ensemble du film et il l’a traduit en musique, c’était comme deux âmes qui se rencontrent !
Le lundi, Thierry présente son travail aux Gunnell. "On a découvert le résultat dans son studio, c’était merveilleux, on a ajusté un peu mais tout était là", affirment Steve et Sabrina. "Il avait compris l’ensemble du film et il l’a traduit en musique, c’était comme deux âmes qui se rencontrent !"
"À la première écoute, ils avaient l’air très touchés, ils se tenaient la main", raconte Thierry Malet. "Je crois qu’ils n’imaginaient pas tout ce qu’une musique originale pouvait amener sur leur film. Il y a un fossé énorme entre une musique originale et une musique préenregistrée. Une musique originale apporte quelque chose d’immersif, de poignant, d’émotionnellement fort tandis qu’une musique préenregistrée n’apporte rien sur le plan de la narration musicale."

Les morceaux qui composent la bande originale de Sacré-Cœur ont été interprétés par l’Orchestre philharmonique de Prague, ensemble de prédilection de Thierry Malet, réputé pour son excellence dans le répertoire des musiques de film. Au plus fort de l’orchestre, il a dirigé jusqu’à 120 musiciens. "Financièrement, nous avons trouvé un terrain d’entente", précise Steve Gunnell. Le compositeur est en effet coproducteur de la musique.
La harpe, voix de Marguerite-Marie
En musicien accompli, Thierry Malet connaît la puissance des silences. Sa première réaction, au visionnage du film, a été de laisser place au silence pendant les témoignages : "Je voulais laisser les témoins "bruts", leur authenticité parlait d’elle-même, on ne pouvait pas mettre une musique qui aurait été dans le pathos, il fallait du silence pour que les spectateurs reçoivent pleinement la force des témoignages."

Lorsque Marguerite-Marie apparaît, dans toute sa simplicité, Thierry Malet pense tout de suite à une harpe. "La musique intègre toujours un acteur dans un film, une musique originale doit représenter "l’acteur – musique". Pour représenter Marguerite-Marie, j’ai pris une petite harpe, très douce, pas une harpe classique de concert, il n’y a pas beaucoup d’attaques, il n’y a pas d’harmonie, l’harmonie est donnée par la réverbération de la ligne mélodique." C’est ce thème, constitué de six petites notes, qui accompagne les interventions de Marguerite-Marie tout au long du film. "Il dit la sobriété de la vie de Marguerite-Marie, son humilité aussi, car c’est seulement dans l’humilité que l’amour de Dieu peut être accepté."
Dans les scènes de fiction, notamment celles qui évoquent l’amour et le cœur brûlant de Jésus, Thierry Malet n’hésite pas à faire entendre le crépitement des flammes, mais aussi un murmure de voix mystérieuses. "Le film nous plonge dans la spiritualité du Cœur sacré de Jésus, et cela m’a immédiatement fait penser à tous ceux qui nous ont précédés dans la foi. Pour les représenter, j’ai rempli une nappe orchestrale évoquant les voix de ceux qui ont cru avant nous. Allier l’orchestre symphonique avec des voix de chœur permet d’humaniser la musique, le but était d’évoquer le ciel, un monde invisible, c’est ça qui faisait toute la difficulté de la musique de ce film et qui en fait aujourd’hui sa signature."
Évoquer le ciel, c’est ça qui faisait toute la difficulté de la musique de ce film et qui en fait aujourd’hui sa signature.
Alors que le film prend une dimension internationale avec des projections en Afrique et bientôt au Liban, au Canada (partie francophone), en Allemagne, en Pologne, en Espagne…, le CD de la bande originale sort le 19 décembre (les pré-commandes sont déjà ouvertes) et les titres sont déjà disponibles sur les plateformes de musique. Les écouter, c’est finalement une manière de se (re)plonger dans le cœur brûlant d’amour de Jésus.
Pratique
En précommande ici pour le recevoir le 19 décembre 2025.










