Dans la lumière vibrante de Miss Univers, certaines candidates ne se sont pas contentées de marcher sur scène. En cette édition 2025 qui illumine la Thaïlande, elles ont choisi, le 19 novembre, d’honorer une figure sainte.
L’image est forte. Maria Gabriela Lacerda, Miss Univers Brésil, est apparue vêtue ce 19 novembre sur la scène du concours de Miss Univers en Thaïlande en costume de Notre-Dame d’Aparecida, la patronne du Brésil. Si son apparence peut dérouter certains, pour la jeune femme, il s’agit bien plus que d’un simple costume, c'est un moyen d’évangélisation, une preuve vivante de sa foi ardente.
Dans une vidéo publiée sur son compte Instagram, rayonnante aux côtés du créateur de la robe Mario Cezar, Maria Gabriela Lacerda a dévoilé sa profonde dévotion à la Vierge Marie. Rendre hommage à Notre-Dame est pour elle "son plus grand accomplissement". "Je suis consacrée à Jésus par l’intermédiaire de la Vierge Marie. Je suis consacrée à Notre-Dame de Grâce", confie-t-elle, montrant un petit bracelet orné d’une médaille mariale, qu’elle porte comme un rappel discret mais puissant de sa promesse intérieure. Honorée de représenter "la femme la plus pure qui ait jamais foulé cette terre – la femme la plus belle et la plus humble", la jeune Brésilienne affirme que la Vierge la guide chaque jour. Quant au créateur, Mario Cezar, il décrit la confection de ce costume comme "l’une des créations les plus spéciales" de toute sa carrière — une œuvre qui a, dit-il, transformé toute son équipe.
Soutenez Aleteia
Jeanne d'Arc sur la scène de Miss Univers
Mais Maria Gabriela Lacerda n’était pas la seule, ce soir-là, à invoquer une figure sacrée. Ève Gilles, Miss France 2024, a créé la surprise en apparaissant sous les traits de Jeanne d’Arc, épée constellée de clous à la main. C’est la première fois que la sainte est choisie pour représenter la France dans ce défilé emblématique du concours fondé en 1952. Ève raconte sur Instagram que son inspiration lui est venue lors d’un retour sur la terre natale de sa mère, à La Réunion. "J’ai visité un lieu de culte. Bien que j’y sois allée plusieurs fois auparavant, c’était la première fois que je remarquais que la sainte représentée dans la ville de Cilaos était en réalité Jeanne d’Arc. J’y ai vu un signe du destin. D’une simple idée, l’évidence s’est imposée", écrit le mannequin de 22 ans sur Instagram, sous une vidéo de son costume.
Si certains peuvent être surpris — voire choqués — par de tels choix, il est frappant de constater à quel point la spiritualité, parfois discrète, parfois éclatante, s’invite désormais jusque sur la scène des concours de beauté. Une manière, peut-être, de rappeler que même les reines de beauté peuvent évangéliser et être porteuses d’un message qui dépasse les paillettes.











