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L’art de dire “non” au travail tout en restant un collaborateur engagé

3 min de lecture
Dire non au travail

Crédit : Shutterstock

Il est important d’abandonner l’idée qu’on nous reconnaît pour notre travail et non pas pour ce que nous sommes.

Dans un environnement professionnel où la pression et les attentes sont constantes, savoir dire non est souvent perçu comme un risque. Pourtant, poser des limites est essentiel pour son équilibre et sa productivité.

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Dans le milieu professionnel, l’envie de réussir et d'être apprécié empêche souvent de dire "non" et pousse à accepter du travail supplémentaire, de nouvelles responsabilités ou de nouveaux engagements qui remplissent les emplois du temps jusqu'à ce que l’agenda craque tout comme son propriétaire. Et puis, il y a des hommes de devoir qui disent “oui” à leur supérieur parce qu'il le faut, parce que cela ne se fait pas de refuser. 

"Dire "non" dans le milieu professionnel est très dur, surtout si on est amené à refuser une demande qui émane directement d’un supérieur hiérarchique, mais c’est parfois nécessaire", déclare à Aleteia France Brécard, psychopraticienne et auteur du livre 50 exercices pour savoir dire non. Et de préciser : "Si on ne prend pas l’habitude de dire "non", on est reconnu comme une personne qui dit "oui" à tout". La spécialiste invite donc à poser parfois des limites dans le milieu professionnel, lorsque cela est nécessaire. Et c’est surtout aux "travaillomanes" qu’elle propose de prendre part à cet exercice. 

Dire "non" quand c'est nécessaire, sans culpabiliser

Pour ce faire, elle propose de faire preuve de compromis. "Si on vous demande quelque chose à la dernière minute et que vous n’avez pas le temps, proposez de le faire à plusieurs ou plus tard", conseille-t-elle, rappelant qu’un refus sec ne peut pas être utilisé dans de telles circonstances. "Il faut faire preuve de créativité. Souvent les gens disent "non" sans avoir une solution alternative à proposer à son interlocuteur, il faut avoir un plan B."

La psychopraticienne conseille également de trouver une formulation qui empêcherait de ressentir l'angoisse, la culpabilité ou la honte de ne pas avoir dit "oui", en la répétant chaque soir avant de s’endormir. Cela peut être par exemple : "Je peux dire non sans honte, et cela ne diminue pas ma valeur" ou "Mon "non" est légitime". "Et la prochaine fois, qu’on vous demande quelque chose que vous ne voulez pas faire, avant d’accepter, dites-vous intérieurement cette phrase", conseille la spécialiste.

Si cette astuce concerne de nombreuses personnes, elle s'adresse surtout à celles et ceux qui travaillent beaucoup, en acceptant souvent de lourdes tâches de travail. "Ces personnes ont besoin d’apprendre à lâcher le contrôle, à se reposer", note France Brécart. Et de conclure : "Il est important d’abandonner l’idée qu’on nous reconnaît pour notre travail et non pas pour ce que nous sommes."