Marcher, même un peu, permettrait de retarder le déclin cognitif de plusieurs années chez les personnes âgées à risque de maladie d'Alzheimer. C’est ce qu’affirment des chercheurs de Harvard dans une nouvelle étude publiée le 3 novembre dans <em>Nature Medicine</em>.
Et si quelques pas chaque jour suffisaient pour entretenir la mémoire et la clarté d’esprit ? C’est ce que suggère une nouvelle étude publiée le 3 novembre par le magazine Nature Medicine. Menée par la Harvard Medical School et le Massachusetts General Hospital, elle assure que marcher 30 à 60 minutes par jour permettrait de ralentir le déclin cognitif de plusieurs années chez les personnes qui risquent de développer la maladie d’Alzheimer.
Marcher, un geste simple aux effets puissants
La maladie d’Alzheimer touche aujourd’hui près d’un million de Français, selon la Fondation Vaincre Alzheimer. S’il n’existe pas de traitement curatif contre cette maladie, les scientifiques cherchent des moyens d’en ralentir la progression, et faire suffisamment d’exercice semble être essentiel. Et la bonne nouvelle, c’est que la solution se trouve à portée de main, ou plutôt, de pied. Les scientifiques de Harvard, qui ont observé 296 personnes de 50 à 90 ans pendant quatorze ans dans le cadre du Harvard Aging Brain Study, assurent que les personnes marchant entre 3.000 et 5.000 pas par jour voyaient leur déclin cognitif ralenti de trois ans en moyenne, voire de sept ans pour celles et ceux qui atteignaient 5.000 à 7.500 pas quotidiens.
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"Nos résultats suggèrent qu'une augmentation même modeste de l'activité physique pourrait être associée à une atténuation de l'accumulation de protéine tau et du déclin cognitif chez les personnes sédentaires présentant une trajectoire préclinique de la maladie d'Alzheimer", assurent les auteurs de l’étude. Autrement dit, bouger aide le cerveau à se protéger. Une marche quotidienne deviendrait ainsi une sorte de gymnastique intérieure, entre respiration, oxygénation et stimulation douce des circuits de la mémoire.
"La marche n’est pas seulement médicale, elle est aussi mystique. Je plane quand je marche sur les crêtes du Luberon, au-dessus de mon village de Mérindol, en sentant certains jours, je ne blague pas, le souffle des anges sur ma nuque. Comment rester athée après un tel périple ?", disait Franz-Olivier Giesbert dans Le Point le 27 juillet 2017. En ce sens, la marche est aussi bénéfique pour l’âme. Chaque pas peut être une offrande, une louange silencieuse du corps à Dieu. Cela peut aussi être l’occasion de remercier Dieu pour la Création, faire une prière ou même écouter des chants de louanges.












