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"Toc toc toc… Je cours chez vous !" Pour Alban Pellegrin, ce petit rituel matinal s’est achevé le 11 novembre, après plus de deux mois de course à pied quotidienne. Le défi relevé est à peine croyable : pendant 72 jours, ce Lyonnais a couru un marathon quotidien, soit environ 42 kilomètres, sur les routes de France, aux quatre coins de France. Et surtout, sans aucun jour de pause et sans assistance. Participant iconique de Koh-Lanta à deux reprises, Alban Pellegrin a partagé avec émotion, à son arrivée, la raison principale de ce défi hors norme : "Cette aventure est pour ma maman, elle est décédée d’un cancer du poumon il y a deux ans." Un motif qui l’a fait tenir, vaille que vaille, dans les moments de doute.
1er septembre, depuis les plages de Bray-Dunes, dans le Nord de la France. Alban Pellegrin, 39 ans, foule le sable de ces longues plages, un peu fébrile et très excité. "J’avais envie de créer ma propre aventure", partage-t-il sur les réseaux. C’est le premier jour de l’épreuve inédite qu’il s’est fixée. "J’ai hâte de vous partager chaque jour ce "Pellegrinage" à travers la France." Un rituel s’installe rapidement. L’athlète opte pour le "vlog" quotidien sur Instagram : il se filme en courant, dans les bons moments comme dans les mauvais. "Au bout du chemin, je suis sûr qu’il y aura des visages, des histoires, des portes qui s’ouvriront."
Accueil
Car le marathon quotidien ne constitue qu'une partie de son épreuve. Tous les soirs, il lui faut trouver le gîte et le couvert, pour repartir le lendemain. Un moment redouté par Alban, dans un premier temps. Les doutes se dissipent vite et dévoilent les vraies joies vécues pendant 72 jours. "Le soir venu, l’aventure a vraiment commencé, écrit-il le premier jour. Je frappe aux portes, une première fois : refus. Deuxième essai : une famille incroyable m’ouvre. Accueil, bienveillance, partage : une soirée au-delà de tout ce que j’espérais." Il se filme, chantant, buvant et partageant un bon repas au milieu de familles ou de groupes d’amis qu’il ne connaît pas. "Un mot résume tout : l’accueil." Un autre soir, il rencontre deux amis, des parfaits inconnus. "Ils ne s’attendaient pas à ma venue. Résultat : je me retrouve à table avec eux, à refaire le monde autour d’une terrine, de fromage, de saucisson, et de tout ce qui passait par le frigo."
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Près de 3.200 km et 37.000 mètres de dénivelé positif plus loin, Alban est arrivé le 11 novembre à Lauterbourg, à la frontière franco-luxembourgeoise, "épuisé, bouleversé, heureux". Les larmes aux yeux, entouré d’un public venu l’acclamer, ses premières pensées vont à sa mère. "Je pense à elle, à sa force, à son souffle, à ce qu’elle m’a laissé comme héritage invisible." Et à toutes les rencontres que lui ont offertes les chemins de France. "C’est fou. Fou ce que l’humain peut faire quand il se met en mouvement, quand il ose aller vers les autres. Fou comme l’inconnu devient famille, comme la fatigue devient lumière, comme les larmes deviennent force." En parallèle de sa course au long cours, Alban a lancé une cagnotte à destination de l’association Fondation pour le souffle. Son aventure a permis de récolter 30.000 euros, une somme bien supérieure à ce qu’il envisageait.










