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De la scène à la vie de famille. Un an après la sortie d’”Imposteur”, son album de reprises vendues à 150.000 exemplaires, Julien Doré attaque la deuxième partie de sa plus grosse tournée avec l’Accor Arena à Paris, les 14 et 15 novembre prochains. Le tout porté par un show déjanté et festif, à l’image de l’artiste de 43 ans. Interrogé par les lecteurs du Parisien le 5 novembre dernier, au sujet de sa tournée, le chanteur a évoqué le rapport entre son métier et sa paternité.
“Voir grandir [mon] fils”
Julien Doré vit dans un petit village des Cévennes et y élève son fils de quatre ans et demi. Une existence loin de ce que le chanteur avait imaginé il y a quelques années, lui qui ne pensait pas avoir d’enfant. “Ce n’était pas vraiment un objectif, mais ça a tout recentré, raconte-t-il au Parisien. Tous ces moments où tu te regardes un peu trop, où tu t’intéresses trop à toi, tout ça a disparu.” Quand on lui demande quel est son désir, à 43 ans, Julien Doré parle de “voir grandir son fils”. “Je n’aurais aucun problème à arrêter” Pour faire quoi ? Produire des jeunes artistes, continuer à écrire des chansons mais ne plus forcément les chanter, mettre en scène des spectacles… Autant de projets qui contrastent avec la vie de famille simple que l’artiste tient à protéger. “Ma vie privée, ma famille, c’est ce que j’ai de plus cher au monde. Je suis un garçon adorable mais je peux très vite redevenir animal là-dessus. Surtout en ayant fait le choix, il y a sept ans, de me barrer. Je vis dans un tout petit village, je n’embête personne.” Celui qui a chanté avec Dorothée, Françoise Hardy, Christophe et Johnny Hallyday a trouvé un équilibre très “sain” en jonglant entre sa vie de famille et sa tournée. “Généralement, je fais trois concerts par semaine, je suis donc trois jours à la maison minimum. Au milieu de la nature, face à sa puissance, tu réalises à quel point tu n’es rien et que ce qui te prend la tête depuis deux jours, tout le monde s’en fout.”
“Faire des choses qui font du bien”
Le chanteur souhaite ne pas être un poids pour son fils, qui ne comprend pas encore le succès de son père, lorsqu’il vient à Paris. “Il grandit dans un endroit perdu, tranquille, va dans une toute petite école, mais plus tard, au collège, au lycée… Quand on vient à Paris, il ne comprend pas pourquoi on me regarde ou on m’arrête. J’explique que c’est parce que la personne aime bien mes chansons, mais quand lui va construire son identité, j’aimerais ne plus être… moi.” A la question de savoir s’il pourrait arrêter de monter sur scène pour son fils, l’artiste répond sans hésiter “oui”. “Là, il a quatre ans et demi et j’écris des chansons au piano avec lui à côté. (...) [On] n’en est pas encore là. Mais c’est un grand sujet pour moi sur les dix ans à venir maximum.” L’artiste évoque également ses peurs actuelles, qui ne sont plus celles de ses débuts liées au trac de monter sur scène. “La peur s’est déplacée. J’ai peur du monde de demain pour mon fils, peur pour notre espèce, de la bêtise de notre espèce. J’ai un petit peu moins peur de briller à la télévision ou de ne pas être super bien coiffé sur la photo.” plaisante-t-il. “Faire des choses qui font du bien”, voilà l’objectif du chanteur, heureux qu’”un million de personnes” viennent le regarder, mais peu intéressé par “la notion de succès”. Ce qui nourrit le chanteur, c’est ce qui se passe entre lui et le public. “Le plus fort c’est ce que je vois, ce qui se passe entre un papa et sa fille, une grand-mère et ses petits-enfants, c’est très émouvant. Dans dix ou vingt ans, j’aurai certainement arrêté, ils ne se souviendront peut-être pas du chevelu qui chantait, mais de ces moments vécus ensemble.”
La suite ? L’auteur de “Paris-Seychelles” ne l’anticipe pas. “La tournée va m’amener jusqu’à avril 2026, puis [il y aura] les festivals jusqu’en septembre. Après, plus de scène. Mais ce qu’on est en train de vivre, c’est unique, je ne pense pas que je revivrai ça. Je veux en profiter à fond.” Celui pour qui la paternité a “tout changé” vit son rêve, loin des tapis rouges et des caméras. “Une maison, une vie de famille, mes chiens… C’est sans doute ce qui me fait le plus de bien dans la vie.”










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