La Première Guerre mondiale a fait, du côté français et allemand 10 millions de morts, 19 millions de blessés (dont les blessés du visage, les fameuses Gueules cassées), 10 millions de mutilés et 9 millions d’orphelins. En France, un habitant sur 25 est mort. C’est comme si un papa, un oncle, un grand-père partait à la guerre et ne revenait plus jamais. Voici sept idées pour commémorer le 11 novembre en famille.
1Prier pour la paix
Nous pouvons encore faire quelque chose pour toutes ses victimes en priant pour elles, pour qu’elles entrent dans la paix et la joie éternelles. Nous pouvons prier aussi pour les militaires qui se battent aujourd’hui pour défendre la paix et la sécurité de notre pays. Enfin, prions pour la paix dans le monde et pour que nous soyons, chacun à notre niveau, des artisans de paix autour de nous. "Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu" (Mt 5, 9). Voici une prière composée par le diocèse aux Armées.
2Participer à une cérémonie officielle
Des cérémonies en présence des autorités officielles et des anciens combattants ont lieu le 11 novembre ou autour de cette date. S’y rendre avec les enfants est un devoir de mémoire et une manière d’honorer les morts pour la France. Cette démarche permet de se souvenir que des jeunes gens ont donné leur vie pour la liberté dont nous avons la chance de bénéficier aujourd’hui.
Dans la commune de Sommervieu (Normandie) par exemple, le maire Mélanie Lepoultier a créé il y a près de 10 ans des "Jeunes ambassadeurs". Ces enfants s’investissent dans la vie municipale en participant activement aux évènements de la commune. En vue de la cérémonie du 11 novembre, ils "ont fait tout un travail sur les noms du monument aux morts en les recherchant sur les registres d’état civil de la commune, en essayant d’identifier leurs parents et de voir s’ils s’étaient mariés ou s’ils habitaient à Sommervieu, explique le maire. Cela leur a permis de voir que derrière ces noms, il y a des gens. Quand on égrène les noms le 11 novembre et qu’ils répondent "Mort pour la France", cela veut dire quelque chose."
Le jour de la cérémonie, les enfants aident le maire et le président des anciens combattants à porter et déposer les gerbes au monument aux morts et chantent la Marseillaise. À la fin de la cérémonie, à la suite du maire, ils serrent la main de chaque porte-drapeau. "Ils ont compris la solennité du moment", observe Mélanie Lepoultier. Entre les porte-drapeaux et les enfants, des liens se sont créés : "Il y a la même qualité de regard des anciens combattants envers les enfants et des enfants envers les anciens combattants, un profond respect des uns pour les autres", se réjouit-elle. Une belle manière de transmettre la mémoire entre les générations.
3Se rendre dans une nécropole ou un cimetière militaire
Si l’on habite près d’une des 275 nécropoles françaises ou d’un carré militaire, le 11 novembre est une occasion privilégiée de s’y rendre. Arpenter les allées et passer en revue les croix fichées dans la terre, permet de prendre la mesure du sacrifice de ces hommes qui ont donné leur vie pour défendre leur pays. Ensuite, toute la famille peut se réunir devant la croix du cimetière et prier pour la paix.
Dans le Pas-de-Calais, la nécropole de Notre-Dame de Lorette abrite les tombes de 42.000 soldats. C’est aussi un sanctuaire doté d’un recteur nommé par l’évêque d’Arras. Il accueille les visiteurs et les pèlerins et prie pour tous les défunts et pour la paix. Il est aidé dans sa mission d’accueil par les gardes de Lorette, des bénévoles en uniforme qui assurent une permanence toute l’année sur le site et accueillent également les groupes notamment les groupes scolaires.
Dans les Vosges, le mémorial du Linge est un lieu encore marqué par les stigmates de la guerre. Si les conditions météo le permettent, parcourir les tranchées permet d’appréhender un tant soit peu, la vie des soldats en faction sur cette position.
4"Adopter" un Poilu
La démarche la plus simple est de se rendre dans l’église de sa commune. Une plaque est apposée au mur portant les noms des défunts de la Grande Guerre. On peut proposer aux enfants de lire les noms et "d’adopter" un Poilu en s’engageant à prier pour lui et pour toute sa famille jusqu’au 11 novembre 2026. Si l’église est fermée, on peut consulter le site Memorial Genweb qui recense les noms inscrits sur les monuments aux morts d’un très grand nombre de communes.
5Porter le Bleuet
Le Bleuet de France est une œuvre de soutien aux militaires blessés, aux familles endeuillées, aux pupilles de la nation et aux victimes du terrorisme. Le 11 novembre est une belle occasion de la soutenir. En famille, on peut aussi fabriquer un bleuet et le porter. Il suffit de photocopier le patron, de découper la fleur et de suivre les instructions pour y fixer un système d’accrochage. Porter le Bleuet est une belle manière d’honorer ceux qui défendent notre pays et d’en témoigner. Les grands adolescents trouveront également sur la chaîne Youtube du Bleuet des témoignages de blessés de guerre qui impressionnent par leur courage et leur patriotisme.
6Visiter un musée consacré à la Grande Guerre
Il existe plusieurs musées consacrés à la Grande Guerre. À Verdun le 11 novembre, des visites guidées sont proposées entre 10 h et 16 h sur le terrain : au Mémorial de Verdun et au Fort de Douaumont. Une conférence sur l’année 1915 (tous publics) et un court-métrage "Verdun" (à partir de 12 ans) sont également proposés.
Au musée de la Grande Guerre à Meaux, une programmation riche est proposée le 11 novembre, accessible uniquement sur réservation. Mais il est possible de visiter le musée et la tranchée.
7Visiter un jardin de la paix
Dans les Hauts-de-France, le Grand-Est et la Belgique,33 jardins de la paix ont été créés sur les principaux lieux de mémoire de la Grande guerre. Paysagistes et architectes des pays belligérants ont conçu ces espaces aux couleurs des nations meurtries dans le conflit : jardin canadien à Vimy, français à Notre-Dame de Lorette, marocain à Craonne, américain à Navarin (Souain-Perthes-Les-Hurlus), franco-allemand à Wattwiller etc. Une approche complémentaire des sites de mémoire.












![[RECETTE] Simple et délicieux, “le gâteau du Poilu”](https://wp.fr.aleteia.org/wp-content/uploads/sites/6/2021/11/gateau-du-poilu.jpg?resize=300,150&q=75)



