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 La Madone des pèlerins, la Vierge que l’on prie depuis quatre siècles

Madone des Pèlerins de Caravage, basilique Saint-Augustin à Rome.

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Marthe Callet - publié le 09/11/25
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À quelques pas de la place Navone, dans une église tenue par les Augustiniens, un tableau du Caravage représentant la Vierge est d’actualité en cette année jubilaire. Découverte d’une œuvre qui mêle génie artistique et dévotion mariale.

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Le silence est frappant. Jeunes et personnes âgées, venus des quatre coins du globe, viennent admirer cette représentation de la Vierge réalisée par Le Caravage pour le jubilé au début des années 1600. Sur un fond obscur se distinguent, avec douceur et lumière, la Vierge et son fils dans les bras, porté avec une certaine légèreté. Cette représentation du Caravage suscite l’admiration des pèlerins, amoureux ou non de l’artiste.

Le célèbre peintre italien, désireux de parler à ses contemporains, a réussi à toucher bien au-delà, puisqu’en 2025 la foule se presse encore pour admirer, prier un instant, puis repartir. Venus d’Angleterre, d’Amérique, d’Allemagne, tous adoptent devant ce tableau une attitude mi-visite, mi-prière. Qui sait ? Le regard profond et doux de la Vierge envers les deux pèlerins à genoux les marquera peut-être. Certains creuseront-ils davantage une relation avec leur Mère du ciel ? Les toiles du Caravage interpellent, et celle-ci n’échappe pas à la règle — même si elle a suscité quelques critiques, en raison des fréquentations peu morales de l’artiste. Tandis que d’autres se recueillent, les yeux fixés sur ce visage empreint de bonté de la Vierge.

Une confiance filiale

Chacun peut venir prier devant Marie. Tous suivent l’attitude des deux paysans à genoux, mains jointes et regard fixé sur la Madone. Pour nous, pèlerins d’espérance, ce tableau est une invitation à revenir vers la Vierge, pour se confier à sa puissante intercession maternelle — et peut-être davantage. Les mots du pape Léon XIII, au début de son pontificat, résument bien la pensée que suggère ce tableau du Caravage : "Comme la Mère n’abandonne jamais ses enfants, vous devez toujours être fidèles à la Mère."

Les gens de toutes conditions peuvent venir voir la Vierge et s’exclamer, comme beaucoup : "Comme elle est magnifique, cette Madone !" Combien arrivent à Rome en pèlerinage — à pied, à vélo — fatigués par les longues marches entre les églises ? Peu importe le parcours, l’état ou la condition : tout le monde s’agenouille devant la Vierge et lui parle avec une confiance filiale, dans le secret du cœur.

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