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Six mois après leur baptême, que deviennent les catéchumènes ?

Baptême à la paroisse étudiante de Toulouse, avril 2025.

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Antoinette de la Roulière - publié le 08/11/25
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Cette année, ils étaient près de 18.000 à recevoir le baptême lors de la Vigile pascale : plus de 10.000 adultes et plus de 7.400 adolescents âgés de 11 à 17 ans, selon la Conférence des évêques de France (CEF). Six mois plus tard, continuent-ils leur chemin de foi ou ont-ils décroché ? Aleteia fait le point.

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Jamais les rangs de l’Église n’avaient accueilli autant de nouveaux baptisés en une seule année. Avec une augmentation de 45% chez les adultes et 33% chez les adolescents par rapport à l’année dernière, la tendance est à la hausse. Mais les accompagnateurs le savent : la période qui suit le baptême est décisive. Le rythme soutenu du catéchuménat – rencontres régulières, fraternité forte, formation – s’arrête souvent brutalement une fois les sacrements reçus. Le néophyte doit alors continuer son chemin spirituel, parfois seul : "Après le baptême, on est livré à soi-même. J’ai senti une sorte de relâchement spirituel. J’aurais aimé suivre un parcours pour continuer à être suivi", raconte Arouna, jeune étudiant baptisé dans une paroisse parisienne. Pour Etienne de Prémare, responsable du catéchuménat à la paroisse étudiante de Toulouse, "il faut que les catéchumènes aient toutes les clés en main - prière, charité, formation, évangélisation - pour rester dans la foi après leur baptême".

S’impliquer dans sa paroisse pour éviter l’isolement

En milieu rural, l’attention aux nouveaux baptisés est nécessaire pour éviter l’isolement. Dans la paroisse Saint Louis - Marie Grignion de Montfort, dans les Deux-Sèvres, un groupe de jeunes baptisés âgés de 15 à 18 ans se réunit une fois par mois pour une activité et un repas. Annick Blanchet, accompagnatrice des catéchumènes de la paroisse, explique que "les néophytes aiment se retrouver, même s’ils vont moins à la messe le dimanche". Et leur parcours de foi s’arrête souvent au baptême, explique Laurent Brechbiehl, un autre accompagnateur : "Très peu de nouveaux baptisés veulent continuer leur démarche vers le sacrement de confirmation".

Joël, agent de sécurité lors d’une procession à Toulouse.

En ville, les propositions post-baptême ne manquent pas. La paroisse étudiante de Toulouse propose aux néophytes de s’impliquer pour cultiver leur vie de foi.  "Certains deviennent animateurs au parcours Alpha, d'autres responsables de maraudes. Il y en a même trois qui donnent une année de service à la paroisse", détaille Etienne de Prémare. Fabio, étudiant en génie mécanique âgé de 19 ans, continue d’aller à la messe le dimanche et une fois dans la semaine pour rester motivé. En parallèle, il s’est engagé dans le scoutisme car "il veut rendre ce qu’il a reçu". Joël, acheteur chez Airbus, est engagé dans la sécurité de la paroisse. Il conseille de s’entourer : "Un chrétien seul est un chrétien en danger". Beaucoup de nouveaux baptisés poursuivent leur route, avec une foi vivifiée par l’expérience du baptême. Au détour d’un service ou d’un engagement fraternel, ils découvrent peu à peu que la grâce reçue à Pâques continue d’agir. 

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