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“Mes enfants peuvent avoir un téléphone quand ils remplissent ces cinq conditions”

Cinq conseils à donner aux adolescents pour identifier de bons amis
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Tina Martinec Selan - publié le 08/11/25
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Et si, avant de mettre un smartphone entre les mains de son enfant, il fallait qu’il sache d’abord se débrouiller dans la vraie vie ? C’est le pari de Ruth Nelson, mère américaine de cinq enfants.

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Il est courant aujourd’hui de voir dans un magasin, un restaurant ou une file d’attente, des parents qui "achètent" quelques minutes de tranquillité en donnant à leur enfant un téléphone ou une tablette avec des dessins animés. Certes, c’est une manière simple et peu fatigante d’obtenir le calme, mais n’existe-t-il vraiment pas d’autre moyen d’occuper un enfant ? La question de quand, comment et pourquoi permettre aux enfants d’avoir un smartphone est probablement l’une des plus complexes auxquelles les parents modernes doivent faire face. Ruth Nelson, mère américaine de cinq enfants, a décidé d’aborder le sujet sur son profil Instagram. 

Ruth Nelson a fait l’école à la maison pour ses 5 enfants, et dans leur famille, la règle est simple : aucun enfant n’a de smartphone avant 13 ans, et seulement lorsqu’il remplit cinq conditions précises. "Le vrai problème des smartphones, ce sont les conséquences qu’ils entraînent", explique Ruth. "Les réseaux sociaux et les applications offrent un flot constant de dopamine. Les enfants deviennent dépendants de ces sensations agréables et n’arrivent plus à supporter la moindre contrariété de la vie quotidienne."

Cinq signes de maturité

Les conditions que doivent remplir ses adolescents avant d’obtenir leur téléphone sont très pratiques. Elles visent à vérifier un certain niveau de maturité personnelle et de responsabilité. Avant d’obtenir leur premier téléphone, leurs enfants doivent avoir prouvé qu’ils savent déjà prendre soin d’eux-mêmes et faire face à la réalité.

Concrètement, la première condition est que l’enfant sache allumer un feu tout seul. La deuxième, qu’il sache préparer un repas complet du début à la fin. La troisième, qu’il soit capable de demander son chemin à un étranger lorsqu’il se trouve dans un lieu qu’il ne connaît pas. Le quatrième, qu’il soit assez habile pour s’occuper seul de son linge sale - c’est-à-dire savoir le trier, le laver, le sécher et le ranger dans l’armoire sans l’aide d’un adulte. Enfin, il doit faire preuve de respect dans sa communication avec ses parents : écouter, dialoguer et exprimer ses désaccords avec bienveillance.

Une éducation à contre-courant 

Ruth et son mari reconnaissent volontiers que leur éducation est un peu "à l’ancienne". Même si certains internautes leur reprochent d’être trop stricts ou démodés, ils assument pleinement leurs convictions : "Parfois, une éducation plus stricte est nécessaire — et aujourd’hui, cela signifie souvent aller à contre-courant. Toute l’idéologie “woke” qui envahit notre société est absurde. On ne peut pas laisser les enfants décider seuls de choses pour lesquelles ils ne sont pas encore mûrs. Les parents doivent guider leurs enfants, pas simplement les laisser faire ce qui leur procure du plaisir", affirme-t-elle. 

Très croyante, Ruth insiste aussi sur la dimension spirituelle de l’éducation. "Moi, en tant que mère, je les déçois parfois, mais Dieu ne les laissera jamais tomber", écrit-elle dans l’un de ses posts.

Elle met également en avant l’importance du dialogue au sein de la famille : "Depuis qu’ils sont tout petits, je parle beaucoup avec mes enfants. Pas seulement de choses du quotidien, mais aussi de sujets plus profonds. Je veux qu’ils sachent qu’au lieu de demander à Google, ils peuvent d’abord venir me poser leurs questions." Pour Ruth, cette proximité est le fondement de la confiance : "Ils ne sont pas obligés d’être toujours d’accord avec moi. Ils peuvent avoir leur opinion. Mais ils savent quelles sont nos valeurs, et pourquoi nous vivons comme nous le faisons."

Dans une époque saturée d’écrans, où l’immédiateté règne, l’exemple de Ruth Nelson rappelle que grandir, c’est aussi apprendre à attendre. Et si, avant d’offrir un smartphone à vos enfants, vous leur offriez d’abord le goût de l’effort et le sens de la responsabilité ?

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